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 MISTYLAND 1.0

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Admin Sexy Body
Premier Voyage : 03/02/2015
Missives : 164
Pseudo : meltingjoe. (clara)
Occupation : ancien meunier, vient d'être adoubé chevalier, il apprend les règles de la cour avec difficulté, marionnette à moitié consentante prise dans des intrigues qui le dépassent
Localisation : dans le palais de Carabas, près de Goldenbridge

MessageSujet: MISTYLAND 1.0   Dim 31 Jan - 14:16



Coutumes


chante l'hiver
Le peuple

Un peuple vivant sous la mélopée des souvenirs anciens. Mélancoliques, les nordiques le sont. Nostalgiques de 7 règnes qui auraient put être chacun des âges d’or pour Mistyland. On ne dénombre plus les larmes séchées par un feu ardent, brûlant petit à petit, une chaumière, puis deux...puis trois. On ne compte plus les hommes tombés sous la volonté d’un roi, ou d’un tel autre seigneur. Les Nordiques sont un peuple écorché, se relevant sans cesse de ses cendres, et criant de cette unique lueur d'espoir avant que la lame ne s’abatte sur lui. Car bien qu’écorchés, les habitants de cette partie du Continent, ont ce que nombre de leurs semblables n’ont plus : les rêves. Forgés dans le plus résistant des métaux du Froid, naissant pour survivre aux interminables Hivers, ils prient pour que grâce à cette succession-ci, dans les mains de Snow-White l’Astre du Nord et du sauveur Aragon dit Charming, leur présent et leur futur ne saignent plus. Considérés comme braves, certes, mais aussi renfermés et sauvages, les traces de la meute des "Loups" et "Loups-Garous" restent intacts. Une dynastie qui, malgré le souffle de renouveau insufflé par Aragon, semble toujours fleurir dans chaque sourire. Et les soirs de pleines lunes, peut-être entendrez-vous la complainte longue et blessée d’un loup, ou bien celle d'un homme...

L'éducation

« Le Froid n’épargne pas les enfants, et la Mort aime à se considérer Mère »

La Dame à la Fourrure d’Or prononça ces mots comme une loi universelle, avant d’ordonner l’abattement de tous ceux incapables de construire l’avenir de Mistyland. C’est ainsi que procéda le royaume depuis ces temps. Dès sa naissance, le nouveau-née est jugé et choisi. S’il est assez fort et en bonne santé, alors il vivra et pourra survivre à l’Hiver, mais dans le cas contraire, les parents doivent se montrer assez courageux pour mettre fin à ses jours. L’éducation des deux sexes ne diffère pas vraiment, chacun apprend à lire ce qu’il se doit de savoir, à écrire ce qui lui servira, à s’occuper de la maison, mais aussi à se battre. Fille ou Garçon, on ne fait la différence, la preuve, les petites filles se promènent souvent les cheveux coupés. Bien sûr, les femelles ne reçoivent pas autant d’honneur que les mâles, et on leur insuffle dès le plus jeune âge que leur mission sera d’engendrer des enfants forts et résistants. Les jeunes hommes, eux, lors de leur dix-huit ans doivent servir un an le royaume. Cela veut dire qu’ils ont le choix entre intégrer l’armée et apprendre à se battre comme il le faut, ou rejoindre l’équipe d’expéditions et surveiller les menaces des bêtes sauvages errant dans les territoires nordiques encore inhabités (à noter que pendant ce temps, ceux choisissant la seconde option, pourront se voir attribuer un loup qu’ils se devront de rendre à la fin du service).

Les spécialités

A Mistyland, comme dans tous les autres royaumes, chaque région a sa propre spécialité reconnue dans tout le Continent.
A Strongbell, la fourrure est une denrée inépuisable, en effet, étant un milieu assez forestier, les bêtes sauvages aiment à se recueillir dans ces bois assez sombres pour les camoufler, mais pas assez aux yeux experts des chasseurs de la région. Prisées pour leurs qualités, leurs aspects mais aussi pour leur chaleur, les fourrures rares ou communes sont très demandées dans tout le royaume tout comme par les extravagants de Slumberland ou ceux du Sud.
A Silverdims, les forgerons sont réputés pour leur savoir-faire et la beauté de leurs armes. On dit même qu’ils tiennent ce don des Nains, mais ceci, n’est qu’une légende urbaine...Les forges ont remplacées les grottes servant de nid pour l’élevage des loups (cette dernière activité se faisant en-dehors de la cité), et on en dénombre plus d’une dizaine. Faciles à manipuler, confortables et rapidement adoptées, les armes sont d’une extrême rareté, et pour cause, leur coût est beaucoup trop élevé pour les gens du commun. Les lames, d’une extrême brillance et magnificence, peuvent être personnalisées de runes ou d’illustrations étant donné que la gravure et la sculpture font aussi partie des talents nordiques. Mais il ne faut pas s’y méprendre, si l’extrême finesse du travaille laisse à penser que les armes ne sont que décoratives, il serait plus que sot de tenter de défier le propriétaire du « bijou ».
A Goldenbridge, où les plaines tombent en robes pour les massifs montagneux, l’agriculture s’étend sur des kilomètres et des kilomètres tandis que les mines et les tunnels se creusent en serpentant les sous-sols. Région de richesses, elle a la réputation d’être ornée de pierres semi-précieuses, comme précieuses, et c’est ici, qu’on les trouvera plus abondantes. Tous les orfèvres du continent entier s’arrachent ces beautés paraissant inépuisables et bien sûr, leur prix est inestimable. Mais telle n’est pas la seule ressource de Goldenbridge, l’hydromel qu’ils produisent a, selon les dires, la capacité de charmer un homme et de rendre le monde plus doux. Certains nordiques rient à cette idée sudiste, car il faut être bien saoul pour trouver un certain charme à cet univers corrompu, mais ils n’en disent rien, et prétendent même à ce breuvage d’autres propriétés extraordinaires comme augmenter la chance ou aider à la fertilité. Cependant, ne vous méprenez pas, l’unique chose qu’apporte réellement cette liqueur est l’ivresse !

La mode

Contrairement à la coquetterie des sudistes, Mistyland n’est pas réputé pour la beauté de ses vêtements. Aucun tissus hors prix n’est nécessaire ici, pourtant certains nobles et bourgeois aiment à se faire plaisir. Ils ne portent, néanmoins, que très rarement la soie ou la mousseline des terres ensoleillées. Faute d’un climat rude, les habitants tout comme les gouverneurs ont longtemps porté les mêmes matières qui ne sont autres que la laine et les fourrures. Bien sûr, les habits des plus riches étaient ornementés, illustrés de roses bleutés ou de Larmes d’Aegloss, mais rien de très superficiel, le peuple étant connu pour sa sobriété. Pourtant, depuis l’accession au trône d’Aragon dit "Charming" et l’arrivée du Grand Eté, Mistyland trouve un certain sens de l’esthétique, les nobles se permettant velours flamboyants et costumes éclatants. Le petit peuple, lui, se revête de ce qu’il peut, mêlant cuir, laine et fourrure.


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conquer the castle ✻ Dark twisted fantasy turned to reality. Kissing death and losing my breath. Midnight hours cobble street passages. Forgotten savages
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MessageSujet: Re: MISTYLAND 1.0   Dim 31 Jan - 14:17



Villes et lieux du royaume


tous les chemins mènent à Harendell
Harendell, La citée suspendue

Par delà les montagnes d’Arzgur se trouve, logé comme dans un nid froid fait de roches et de neige, la région royale : Silverdims. S’étendant en un cercle opalin, miroitant tel le plus beau des cristaux, la lueur frémissante de ces terres éblouit souvent les yeux étrangers. Longtemps le berceau des âmes mélancoliques et intrépides, Silverdims est à présent bercé par le doux et frémissant chant de l’Eté. La végétation, timide et espiègle, ne se montre qu’avec pudeur sous la fine couche de neige toujours présente. Mais déjà distingue-t-on les feuilles des Larmes d’Aegloss tourner en un bronze de plus en plus sanglant. Aujourd’hui entendrez-vous peut-être le rire d’un enfant faire écho aux agacements d’une mère, ou verrez-vous les restants des poussières d’étoiles voleter dans l’air doux. Aujourd’hui apercevrez-vous surement les cieux découverts et l’arbre de l'ancienne Reine brandir sa triste mélopée à des Dieux invisibles. Car en ces jours de Grand Eté, la région s’éveille avec lenteur, certes, mais avec espoir. Région la plus touchée par les feux sanglants de la Evil Queen, les vestiges de ces temps peu glorieux figurent encore comme totems à la magie maligne. Pourtant, la blanche Harendell s’élève contre la falaise, serpentant contre ces parois gelées, se fondant parfois à la neige. Aussi surnommée la « citée suspendue » au vu de sa hauteur, elle est sans aucun doute la ville la plus grande de tout Mistyland, déployant tout le mystère, la force et la bravoure du peuple nordique. Au sommet de cette citée, le palais royal lève ses bras opalins vers des Cieux, pendant si longtemps voilés par les fumées. Au milieu de la cour interne du palais, se dresse le trophée de la conquête du nouveau roi : l’arbre pâle de la Evil Queen. Brûlé pourtant plusieurs fois, personne ne parvint à le détrôner de sa place d’honneur. Il devint donc le blason de Mistyland (il est néanmoins surmonté de sept étoiles, représentants les sept rois originaux). Cependant, comme toute région, Silverdims possède une vanité incommensurable pour ses propres terres. Et pour cause, là-bas, dans cette grotte plus à l’est, trouverez-vous, derrière des murs de glace, les corps intacts des semi-géants combattant, l’imposante et terrifiante figure, d’un dragon.

Valgoràth, la ville d'or

Suivant, de leurs yeux éblouis le lever du Soleil, l’Est n’est que dorure et splendeur. Se trouvant plus au Sud que les autres régions, Goldenbridge bénéficie d’un climat plus clément, plus doux et moins violent. Ainsi, alors que les montagnes enfilent les robes vertes des immenses plaines, la végétation abandonne son voile blanc de flocons. Aussi, ces terres sont considérées comme le berceau de l’agriculture nordique. En vérité, Goldenbridge pourrait être une contrée à elle seule, vous y trouverez tous les paysages faisant la diversité d’un pays : en passant par les champs, par la mer où le port de Mistyland s’y jette, appelé aussi le port de la Lueur Envolée, ou encore par les montagnes où se trouve niché la majestueuse ville de Valgoràth. Construite par l’excès et la vanité, la citée n’est que fierté et luxure où les bordels se mêlent aux commerces. Alors que la Lueur Envolée est l’endroit de tous les marchants souhaitant commercer avec le Nord, la citée seigneuriale, traversée par le fleuve de Mistyland, est le lieu de toutes les superficialités, notamment par les mines qui permettent une économie fructueuse. Cependant, Goldenbridge n’est pas seulement la région la plus riche de Mistyland, elle est aussi la plus dépensière. Ce qui cause beaucoup de malentendus avec le couple royal, car le peuple de Valgoràth, mené par Cinderella la Danseuse de Cristal et Henry Le Joyeux, n’est pas seulement vaniteux, il est aussi dur à contrôler. Sa politique, en ces temps de crises, divague d’un clan à un autre apportant l’aide à qui saura les payer. Aussi Goldenbridge, étant directement relié au Centre par le pont Doré, n’est pas forcément réputé pour sa loyauté, mais plutôt pour ses seigneurs pour le moins opportunistes.

Aesthëte, fille du Père

A l’Ouest de Mistyland, où le sommeil du Soleil rencontre les furieux flots de l’océan d’Ashara, repose la région de Strongbell. Prenant toute la côte s’étendant du détroit au nord, à la mer Dargorah au sud, cette région est la plus sauvage de toutes. En effet, c’est sur ces sols que le clan des "Loups" (ces hommes se prenant pour des animaux) vit le jours et de là qu'il partit conquérir Harendell. D’un climat humide et plutôt venteux, elle est principalement occupée par une dense forêt illuminée par les vols prompts et soudains des fées farouches. Strongbell est sans aucun doute la mère du gibier et des petites créatures magiques telles que les pixies ou les gnomes. Régit par le couple seigneurial, dame Raiponce aux cheveux d’or et le Seigneur Aedorn L’assidu, leur citée est surement la plus mystérieuse de toutes. Aesthëte fut construit par le clan des Loups et comporte de nombreuses gravures représentant des scènes de la vie quotidienne de leurs ancêtres. Secrète et discrète, elle se trouve être terrée sous le chêne immense que les habitants nomment « Père ». S’étendant sur la moitié de Strongbell, la ville comporte d’innombrables ponts et tunnels, de jardins, de fontaines et contre toute attente d’une luminosité incroyable grâce aux miroitement des rosées, semblables à des étoiles, que les fées ont suspendu au plafond. La lumière (touchant les rosées) provient du chêne se révélant être troué en son centre, et pour cause, dans le tronc gigantesque vit l’élite des gardes du couple : les archers. Aussi, lors d’une attaque, ces derniers peuvent défendre leur ville tout en étant camouflés. Dans une annexe de la cité, interdite aux humains, vit la Reine des Fées et ses sujets. On ne sait véritablement combien d'espace ils occupent, mais c'est là-bas que naissent les fées. Ainsi Aesthëte n’est pas la seule fierté de ce peuple étrange de chasseurs expérimentés, Strongbell, pour son temps couramment venteux, fut choisit comme région du culte du Dieu protecteur du Nord : Dazaiah. En effet, c’est ici que, hors de la forêt, repose le temple en marbre et en argent de la divinité. Suspendu au-dessus d’une falaise, le temple fait face à l’océan, à cette Déesse avec qui il eut une aventure.

Le bois de Chantelune

« Les bonnes femmes braillaient de toutes parts dans le village dans lequel Wilhelm avait décidé de prendre congé de cette longue et rude chevauchée. En vérité, quelques sanglots se faisaient écho de part et d’autre des ruelles, les putains elles-mêmes s’étaient mises à prier les dieux ! Partout les villageois criaient à la supercherie du Roi. On les avait donné en pâture aux vulgaires chiens hurlaient-ils. Ils nous détestaient et la forêt qui les faisait face aussi. J’ai demandé à une villageoise la cause de leur hantise... « MAUDIT ! » m’a-t-elle gémit pointant son doigt décharné vers les bois sombres. La lune effleurait à peine les sommets des sapins de son voile argenté, le brouillard émoussait à leurs pieds comme les robes de mousselines de ces femmes du Sud, et il dansait avec les racines comme un effluve de vie dans cette mystérieuse atmosphère. Le souffle de ces arbres se faisait lourd et pleins de regrets, le vent rapportant leurs demandes aux divinités avec un sifflement de fouet. Elle partit en pleurant, se ruant dans une chaumière à peine éclairée. Une autre femme, une sorcière se disait-elle, me raconta de biens étranges histoires sur cette forêt. Des contes pour enfants surement, mais qui me firent trembler, parcourant mon échine comme un rapace affamé. Elle y accusait les démons de valser avec les ombres des arbres, les loups garous de chanter une mélopée chimérique et les Anciens de s’être réincarnés en cette cime si dure et ténébreuse. Il leur était impossible d’y chasser, ou de couper du bois, les disparus ne se comptaient plus. Ils étaient perdus, chaque nuit, ils se sentaient mourir. Était-ce ce froid presque insupportable ? Ou les ressources nutritives infimes ? Ou peut-être les yeux qui semblaient scruter nos corps pourtant armé jusqu’aux dents. Je ne le savais pas. Mais il était clair comme le jour d’Agrabah, que ce bois n’était pas endormi... » Selon un journal de bord d’un des membres de la première expédition nordique, la moitié de la page s’est trouvée arrachée.

C’était une muraille naturelle infranchissable, noir de jais, elle se mouvait aux rythmes turbulents des vents rigoureux en cette partie du royaume. C’était ici même, que le monde s’arrêtait pour tout être vivant. Personne n’osa vraiment s’y aventurer plus loin, ou s’il osa, ne retourna plus vers les siens. C’était ici même, que les nones parlaient du début des longs hivers, disant que les souffles lourds et froids des arbres apportaient la neige et la grêle. Elle eut tant de titres plus sombres les uns que les autres, tous plus funestes aussi. « Trou infernal », « Porte des Enfers », « Bouche des Anciens », ils se succédèrent tous, mais un seul se reconnut officiel : « Bois de Chantelune ». Nom du dernier village ayant accosté cette forêt et qui s’était, quelques mois plus tard, volatilisé sans aucune trace. On n’entama aucune recherche de peur de sombrer aussi. Mais la mémoire de ces pauvres gens résonnait en ces lieux morbides. Hantés disait-on. Si l’on ne mourrait pas de froid ou de faim, on était la victime des diables et des revenants. Dorakhon II "Le Souillé" eut ouïe de ces infamies, et en Roi du Nord, il usa de ces bois pour effrayer le peuple. Tous les malfaiteurs seraient trainés, torturés, emprisonnés et finiront leurs peines à Chantelune. Cela permit de libérer les cachots et, chaque hiver, une tournée de maudits se faisaient mener jusqu’au centre de cette forêt où ils étaient abandonnés à leur propre sort. Depuis cette loi, il est dit que les morts se lèvent les soirs de pleine lune et viennent pleurer des larmes de sang sur leur propre dépouille conservée par la glace.


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MessageSujet: Re: MISTYLAND 1.0   Dim 31 Jan - 14:21



Evènements


la danse des flocons
La Dernière Chasse

« Au dernier soleil couchant, les hommes prendront leurs arcs, arbalètes, et dagues. En une armée de bas peuple, le Roi et ou la Reine, selon le règne, les mènera vers les terres de Strongbell afin de mêler leurs corps à la végétation environnante. Tout l’Eté se seront-ils préparé pour cela et des promesses ont-ils dû faire à leurs femmes et leurs enfants. Car en la dernière lueur du jour, la nation décochera ses flèches. L’agriculture s’endormira et les bêtes d’élevage gèleront, seule la viande que les habitants chasseront en cette semaine précédent l’Hiver aidera Mistyland dans ses batailles contre la faim. La survie du royaume dépendra de ses enfants, de ses hommes, de cette Dernière Chasse. » La Dame à la Fourrure d’Or lors de la cinquième réunion de la reconstitution du Conseil durant la seconde partie de l’Hiver des Souverains.

La Dernière Chasse est une coutume des plus respectées à Mistyland. En effet, elle a lieu pendant la dernière semaine d’Eté (une ère ressemblant plus à un Automne), commençant à la nuit tombée. A cet instant, tous les hommes du royaume se réunissent dans l’allée menant au palais royal, pour Silverdims, ou aux allées menant au château seigneurial pour Strongbell et Goldenbridge. Tous attendent alors l’apparition du gouverneur de leurs terres, et s’élevant à leur tête, ce dernier les mènera par la route royale aux vastes terres forestières de Strongbell. Seuls les hommes du peuple peuvent se déplacer à cette occasion, les chevaliers et gardes, eux, restent dans les citées afin de les protéger si danger il y a. Une fois sur place, tous se doivent de chasser le gibier dans l’unique but de rassasier les bouches affamées que l’Hiver entrainera à sa venue. La survie de la nation repose donc sur les épaules des habitants eux-mêmes. Événement notamment très attendu par les mâles, car en effet, le Roi, ou la Reine, étant présent, certains aiment à se démarquer des autres en chassant la plus grosse bête, ou en décochant une flèche rapide, d’autres, préfèrent simplement flatter la vanité du sang noble. Que ce soit pour son propre plaisir ou pour une véritable envie d’aider, la Dernière Chasse reste l’une des traditions les plus justes et appréciées où l’orphelin et le bâtard se mêle au seigneur et au prince.

La foire de Harendell

« Depuis trop longtemps le peuple de Mistyland vécut les yeux bandés et la bouche réduite à gouter aux cendres de son passé douloureux. Depuis trop longtemps l’ombre des tyrans plana au-dessus de la tête de ce peuple dont j’ai la fierté et l’honneur de guider à présent. Depuis trop longtemps, vous mes nouveaux frères, avez-vous été enfermés en ce royaume, dont les tragédies rampent au sol. C’est pourquoi, moi, Aragon, Le Porteur de Lumière seigneur de Silverdims, mari de l’Astre du Nord et vainqueur des armées infernales de la Evil Queen, moi votre roi, mais aussi votre semblable, vais-je vous mener le soleil de mes terres natales à vos Cieux constellés par vos belles prières. A partir d’aujourd’hui et ce jusqu’à ce que ma dynastie cesse de respirer, j’en fais la promesse, je vous éclairerai. Des sourires renaitront et les cris s’évaporeront, car aux matins des septièmes journées d’Eté, les marchants, magiciens, sages, joueurs de feu, danseurs et danseuses, bêtes encore jamais vu de vos yeux, les gens du Centre et du Sud, auront l’immense joie de venir enchanter vos existences. » Discours prononcé devant le peuple de Harendell par Aragon dit "Charming", seigneur de Silverdims, Porteur de Lumière, vainqueur de la Evil Queen et nouveau roi de Mistyland, à l’inflammation du pommier maudit de l’ancienne sorcière.

La foire de Harendell est une coutume récente crée par le Nouveau Roi dès son accession au trône. Mise en place dans l’unique but de raviver l’économie de Mistyland, la foire a lieu à Harendell où durant trois jours et trois nuits de suite, tous les commerçants et les loisirs du reste de Vanàrillion s’invitent dans le Nord. On peut y trouver les marchandises rares d’Agrabah, les vins les plus gouteux, les plantes étranges du Centre, les tissus aussi fluides que l’eau qui dort et tous autres objets émerveillant les habitants. On peut croiser, notamment, la route d’une voyante, ou d’un cracheur de feu, de danseuses orientales mais aussi des maitres présentant leurs créatures magiques étrangères à Mistyland. Tradition très appréciée par le peuple, cela permet de rendre la citée plus vivante mais aussi, de montrer au reste du Continent que le Nord est toujours présent. Une initiative des plus malignes de la part d’Aragon, qui, selon les dires, pourrait prendre place auprès des 7 étoiles stellaires dans le ciel nocturne...

La Fête des Trois Vents

« Père d’Aegloss l’enfant-neige, Amant des Océans de cette Terre, Epoux de la Pluie, Chevaucheur des Vents, en ces temps d’unique et profonde reconnaissance de ceux en qui tu veilles de ton Trône céleste, accepte les prières de nos peuples. Soigne, de tes baisers volatiles, les âmes les plus démunies. Aime, de tes caresses dansantes, les corps blessés. Conforte, de ton souffle salvateur, les esprits tourmentés. Puisses-tu nous accorder les Danses Éternelles de ta cour constellée et dans ton immense Bonté, purifies nos terres des cendres de la magie maligne. Car dans ta splendeur, et par tes enfants, les Trois Vents, nous t’offrons nos chants les plus délicieux, les plus sincères. Nous unifions nos voix pour que tu puisses nous sourire pour des siècles et des siècles encore. Ashaïrë » Prière du Prêtre-Maitre Le Gris, au temple de Strongbell avant la cérémonie des Trois Vents.

La messe des Trois Vents est la célébration la plus majestueuse de Mistyland. Fêtée en l’honneur de Dazaiah, Dieu de l’Air et Protecteur du Nord, elle fut inaugurée la première fois par la Dame à la Fourrure d’Or. C’est durant une journée entière que le peuple prie et allume sept bougies dans chaque chaumière afin de commémorer les rois originaux. Mais ce qui rend cette fête si spéciale est surement la « Chevauchée des prières », certains habitants du Centre et du Sud venant y assister avec le plus grand des respects. A la fin du discours du Prêtre-Maitre, quand les feux s’embrasent dans toutes les régions prévenant l’achèvement du mot précieux « Ashaïrë », les couples régents des terres, sortent sur leur balcon, portant un récipient d’or et de saphirs dans leurs mains. Et alors que tous les yeux, humides pour certains, fixent et les cœurs s’emballent pour le grand moment, les Seigneurs déversent le contenu. De lui sort les poussières d’étoiles, des poudres flamboyantes partageant les reflets de millions de couleurs, offertes par les Fées. Valsant avec les Airs, chaque région possède son vent : celui de Strongbell étant un râle lugubre et mystérieux, celui de Goldenbridge étant une mélopée semblant à un tintement de cristaux, et celui de Silverdims, est surement le plus touchant, car il résonne aux oreilles du peuple comme les pleurs des Hommes du Passé et les lamentations des loups au clair de lune. Lorsque les récipients royaux se retrouvent vides, tous les habitants de Mistyland saisissent leur propre vase, et laissent, à leur tour, s’évaporer leur poudre aux couleurs flamboyantes représentant leurs espoirs et leurs rêves. Plongés dans le silence, les régions vivent dans une profonde mélancolie, soutirant les larmes des femmes et des hommes, la nation écoutant les complaintes et chansons des Anciens que les Trois Vents bercent encore en leurs drapés aériens. Et dans une dernière prière, Mistyland élève, en un murmure lourd de nostalgie, le mot précieux « Ashaïrë » signifiant « Aux Mémoires Éternelles ».

La Migration des Prières

La migration des prières est le nom que donne le peuple nordique à cet évènement spectaculaire. En vérité, lorsque l'Hiver devient beaucoup trop rude et les nuits beaucoup trop longues, les pixies, êtres de chaleur, aiment à rechercher le Soleil dans les autres contrées. Ainsi, elles s'envolent dans le ciel nocturne, laissant comme drapé merveilleux, leur poussière dessiner des vagues éclatantes. Ces dernières s'échouent alors sur les terres enneigées où elles sont recueillies par le peuple et offertes aux couples régents pour la cérémonie des Trois Vents.

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MessageSujet: Re: MISTYLAND 1.0   Dim 31 Jan - 14:23



Ordres (jouables)


justice et honneur
La Garde Royale et ses chevaliers

« Les claques des sabots contre le sol humide résonnent encore dans mon esprit. Ils étaient là, une masse d’or et d’argent pourfendant nos terres obscures, celles longtemps maudites. Une épée ensoleillée aveuglant mon village le transperçant de plein fouet. Nous ne savions que faire, alors, croyant que les Dieux avaient entendu nos prières, on se jeta à genoux...la population se massant, les femmes tendant leurs nouveau-nés vers ces anges de richesse flatteuse. Quand la fumée alerta nos sens, on vit le buché...l’énorme buché se tendant haut vers un ciel nuageux et les hurlements stridents transpercèrent nos oreilles...ils les condamnaient. Ces mages noirs qui avaient ensevelis nos âmes dans la tristesse et la douleur, ceux-là, crevaient comme les chiens qu’ils étaient dans les flammes. On sut alors, derrière les heaumes étincelants, qu’une nouvelle ère de héros se leva des larmes émues de nos femmes. » Témoignage d’un menuisier habitant un village sur les côtes de Goldenbridge

La Garde Royale a longtemps existé, amenant ses sept rois, d’abord, en ces terres froides, et brûlant avec. Puis aboyant à la lune rousse sous le règne des Loups. Ensuite gardant les secrets les plus obscurs de la Reine-Diable. Enfin égorgeant, en une purge amère, le Mal essentiel du Nord. Unité ayant le plus connue de mouvements, elle est composée de toutes les idéologies de l’histoire de Mistyland servant une seule tête aujourd’hui : Le Charmant. Les premiers chevaliers étaient les « humains », ces hommes du Centre, ces véritables conquérants protégeant les 7 Originaux. Ces derniers, connurent la fin au début de l’ère des Loups, puis des Loups Garous, et servirent même la Reine-Diable. Mais ceux, actuels, viennent principalement de la Chevauchée Du Soleil menée par le Roi de Mistyland. Ils viennent donc, pour la plupart, de Slumberland où ils ont quitté leurs familles et leurs amis, afin de suivre l’épopée sinistre dont ils sont les acteurs. Libérateurs du Nord, certains ont le titre de héros pour avoir vaincu plusieurs des principaux anciens mages noirs, d’autres sont les écuyers rêvant eux aussi de connaitre la gloire et l’or. Si leur armure et leur loi est à présent celle des premiers chevaliers, à leur venue, ils n’étaient faits que de métaux précieux, imposant ainsi le respect aux nordiques. A présent, leur armure n’est que simple métal et leur tabard que l’emblème nouveau de Mistyland : le pommier surmonté de sept étoiles. Quant à leur code d’honneur il est simple et bref :

1- Le chevalier devra prêter allégeance à son Roi et ne jamais le trahir. Lui promettre la sécurité de lui et de sa famille, ainsi que de ses descendants.

2- Le chevalier doit faire couler son sang si c’est pour protéger celui, plus pur et plus haut, de son maitre ou celui d’un de ses frères de combats.

3- Le chevalier doit montrer honneur, respect et modestie en toute circonstance, il doit défendre les plus démunis et punir les malveillants.

4- Le chevalier ne peut construire de famille. Son amour peut devenir faiblesse et le détourner de ses devoirs premiers. Tout chevalier aperçu en compagnie intime d’une femme, se verra être déchu de son rang et devra remettre son armure ainsi que ses armes à son Roi. Ce dernier pourra lui infliger l’exil (si la femme en question est noble et si la relation peut porter au déshonneur d’une famille bien-née).

5- Le chevalier mettra les intérêts du peuple et du royaume avant les siens.

6- Le chevalier se doit de fuir son passé, jamais ne pourra-t-il retrouver sa famille, jamais ne pourra-t-il baiser les joues de sa mère ou de ses sœurs, jamais ne pourra-t-il regarder son père dans les yeux. Le chevalier se lèvera au-delà de toutes les attaches qui peuvent l’aveugler.

7- Le chevalier se doit de connaitre, sans failles, la maitrise de toutes les armes existantes. Si à Strongbell, l’arme de prédilection est l’arc, à Silverdims c’est l’épée à une main et à deux et à Goldenbridge la masse, les chevaliers se doivent d’exceller dans les armes de leurs régions, mais maitriser tout aussi bien les autres. L’arbalète et les dagues sont formellement interdites, seuls les couards et les meurtriers utilisent ces dernières.

Les Conquérants du Nord

« Les Loups connaissent la forêt de l’Ouest, ils y sont nés, dans les grottes sombres et profondes que vous, humains, ne pouvez voir. Les Loups connaissent les montagnes, qu’ils ont traversées avec la force et le courage de leurs bêtes. Les Loups connaissent votre trône, qu’ils ont prit par le feu et le sang. Les Loups connaissent, par le savoir des sages humains, les plaines de l’Est. Mais les Loups ne s’arrêtent pas là. Leurs sens ne leur mentent pas. Leur odorat aspire aux richesses du Nord, au-delà de la royauté de votre Roi. Sous mes ordres vous vous agenouillerez, vous ai-je dit la première fois, alors que les têtes du Conseil ornaient mes murailles. Alors agenouillez-vous humains. Car les Loups veulent régner sur toute cette terre et bien plus. Demain, dès l’aube je désignerai, moi Roi Loup, des humains, de la chair fraiche et en bonne santé, pour partir plus loin que ces montagnes, plus loin encore au Nord. » Ordre donné par Dorakhon I aux Crocs d’Aciers, premier Roi Loup, sauvage des terres de l’Ouest, aux chevaliers « humains » la nuit de la construction de son macabre trône d’os.

Il faisait nuit quand le Roi Loup éleva sa voix aux chevaliers vaincus, à ces hommes, « humains, comme le sauvage les appelait se prenant lui-même pour une bête. Le lendemain matin, comme juré à travers ses crocs acérés, il appela une vingtaine d’hommes, tous des « humains » à se préparer pour leur longue aventure. Eux, eux, sachant écrire, lire, et cartographier. Eux sachant dessiner, cuisiner, et se battre. L’élite du petit peuple, eux, seraient les victimes de l’orgueil d’un Roi. Ils s’exercèrent une semaine, baisant les joues de leur femme, embrassant le front de leurs enfants, caressant les cheveux de leur mère, avant de ne quitter leurs maisons et de partir vers l’inconnu. Ceci, ce groupe de vingt jeunes hommes armés de chacun un loup, fut la Première Expédition. C’est durant celle-ci, qu’ils découvrirent les Bois de Chantelune, au-delà des villages qui désertaient les lieux mystérieusement. Ils étaient les yeux et les oreilles du Loup, ils étaient les fantômes de derrière les remparts chaleureux de leur ville natale. Depuis ce temps, les Conquérants du Nord, comme on les appelle, ces véritables survivants subsistent et sont là pour voir de leur regard sage, le monde changer. Si, tout est connu de Mistyland, ils en demeurent néanmoins importants, en effet, c’est eux les éclaireurs. Eux qui connaissent mieux que quiconque tous les recoins de ce royaume, eux, qui ont déniché tous les mystères que ces terres hostiles chuchotent en secret. Eux, ceux, qui risquent leur vie pour le plaisir d’un Roi.

PLACES DISPONIBLES : 20/20

Les Bourreaux de l'Hiver

« Par delà les murailles de notre ville, par delà celles, protectrices, des hauts faubourgs du Nord, marcheront les bourreaux de l’hiver. La neige se fond sur leur peau d’albâtre, leurs oreilles sourdes face aux lamentations terribles que rapportent le vent, leurs yeux se clos devant les visages crispés des malaimés. Sculptés dans la plus fine et la plus tranchante des lames du Grand Hiver, ils marcheront, suivant la grande route des condamnés. A leurs côtés, les chaines traineront, imprégnant d’empreintes les sols gelés, leur seule mélopée sera les râles des punis, et les hennissements de leurs chevaux. Eux, eux restent muets.
En la septième nuit du Froid, ils se mettront en marche ces bourreaux, et en leur sombre cavalerie, les peuples se soumettront se devant de leur offrir refuge, pain et vin si tel est leur désir. Car leur aventure est longue et périlleuse, et respect et soumission se doivent-ils de recevoir. Ils cueilleront, dans chaque seigneurie, chaque terre, les criminels emprisonnés. Avec eux suivront les assassins, violeurs, voleurs récidivistes, traitres et déserteurs de bataille, et ceci sera leur dernière marche, sans même un regard sur leur environnement, car ils seront bandés. Leur dernière jusqu’aux « Bois de Chantelune » où ils seront lâchés pour subir leur sort. Et les bourreaux de l’hiver reviendront retrouver, chacun à leur tour, leur maison respective, jusqu’à la prochaine collecte, l’Hiver suivant. »
Dorakhon II « le souillé » de Silverdims, roi de Mistyland et seigneur des Loups-Garou, discours prononcé le huitième jour de l’Hiver des Souverains.


Les Bourreaux de l’Hiver sont l’unité la plus ancestrale du Royaume. Créée sous Dorakhon II Le souillé, cette garde vit sa naissance lors de l’Hiver des Souverains afin de protéger de tous malfaiteurs toutes ces terres reconquises. Se composant de 7 gardes, ils représentent les sept différentes justices des sept rois originaux. Véritable Honneur, certains chevaliers passent leur vie à espérer y entrer mais les places sont réservées aux plus fidèles ayant accomplis d’innombrables actes de bravoure pour Mistyland. Leur mission est de ramasser, chaque hiver, les différents criminels des citées et villages du Royaume afin de les emmener aux Bois de Chantelune où les prisonniers purgeront leurs peines. Eux seuls connaissent l’entrée et la sortie de cette forêt, ce véritable tombeau des damnés, mais leur porte s’arrête au « centre » de ce désert d’arbres ténébreux, le reste, ils n’en savent rien. Une longue route, de ce fait, faite de plusieurs détours et arrêts car les débuts des Froids sont rudes et sans-merci, il leur faut non seulement combattre les intempéries, mais aussi les différents brigands et sauvageons attaquant leurs provisions, ou simplement souhaitant libérer leurs semblables pouilleux. Certaines fois, ils ne sont que sept pour tout un clan, et nombreux sont les combats jusqu’à la Forêt des Condamnés comme le peuple la nomme. Aussi, les bourreaux de l’Hiver sont l’élite de la chevalerie du Nord, un seul d’eux peut battre dix hommes sans s’essouffler, du moins, c’est ce que les légendes urbaines affirment. Ils reçoivent même plus de respect de la part du roi que la garde royal elle-même, car quand l’hiver vient, peu de gens s’aventurent au-delà des chaleureux remparts des villes. Une fois leur mission achevée, les chevaliers peuvent regagner leur famille où ils pourront se reposer jusqu’au prochain hiver.

PLACES DISPONIBLES : 7/7

La secte des Lectrices des Astres

Sin’ arieh nà draves. Tores’eliel merieneh. Ashäzera nightingäl’ara Tyrandë. Mes sœurs, réunies en cette nuit de lune embrasée, que les étoiles illuminent avec sagesse et prudence vos chemins. Que les astres flambent en vos yeux évanouis, vous, vous qui connaissez la vérité des destinés. Votre esprit sera votre plus grande force, votre corps qu’un appui de votre âme. Cette dernière, source et reflet de nos Mères les Constellations. Vous serez maitresses de la Fatalité, détentrices des milles vérités. N’ayez crainte de fermer les yeux, le chant subtil des Êtres Célestes soulèveront vos doutes et vous mèneront à l’unique salut : l’arcane suprême. Propos tenus par la Sorcière de la Secte des Lectrices des Astres, rapporté par un espion de Sa Majesté.

D’anciens écrits, perdus par la neige et le vent, rapportent les fondements de la Conquête du Nord. Les paroles, à présent, ne se rapportent que dans les oreilles des plus attentifs, quiconque parlant de cette infamie se voit couper la langue. Il est dit que les Sept Frères suivirent l’Astre du Nord par les conseils d’une vieille femme aigrie se prénommant Tyrandë. Elle leur promit prospérité et richesse au-delà de leurs contrées maternelles car elle l’avait lu ! Lu dans les scintillements brefs de ce diamant des nuits. Ils obtempérèrent et se mirent en route. Mais tous savent ce qu’ils y trouvèrent : la mort et la désolation. Dès lors, on fit crever les yeux de la Lectrice des Astres. La trainant par les cheveux sur la place publique afin qu’elle réponde de ses crimes, son savoir parjuré et devenant la hantise, voir la peur, du peuple. Une sorcellerie maligne disaient-ils. De la magie noire découlant dans ses veines. Mais l’ancienne avait des adeptes, de fidèles jeunes filles vierges de tous péchés, marchant auprès de ses traines voilées comme ses propres enfants. Elles recueillirent leur maitresse et lui gravèrent des yeux sur les paumes de ses mains, afin qu’elle puisse voir au-delà de la simple perception humaine...afin qu’elle les guide à jamais. Elles en firent de même pour elle-même. La religion perdit de son ampleur, certaines se rendant aux autorités et dénonçant leurs sœurs ayant trop peur de devenir les martyrs d’un royaume. Ainsi, les Lectrices des Astres se recroquevillèrent sur elles-mêmes et devinrent une secte ayant leur propre langage et se cachant des yeux indiscrets. Aujourd’hui même, elles sont pourchassées et brûlées sur les places publiques si ce n’est torturé auparavant.
Leurs coutumes sont restées semblables. On les reconnait principalement par les yeux gravés sur leurs paumes qu’elles couvrent de poussières d’étoiles afin que les traits ensanglantés s’illuminent la nuit tombée. Leur capacité ? Ces femmes, prêtresses des constellations, lisent et comprennent les paroles mystérieuses des étoiles. Elles se réunissent souvent les soirs, voilées de noirs faisant en sorte que seuls leurs « yeux » resplendissent, et mènent des rituels obscurs aux regards effrayés des habitants. Levant leurs mains au ciel ténébreux, elles rentrent dans une transe silencieuse, dont l’écho des chants frissonne encore dans les esprits, et interrogent leurs « Mères ». Bien que rares et souvent exécutées, ces femmes sont souvent les plus secrètes et déroutantes, fières de leur « pouvoir », certaines ne s’en cachent pas et en jouent. D’autres, au contraire, préfèrent pratiquer leur art « occulte » dans le plus grand des mystères. On ne nait pas Lectrice des Astres, on le devient après de nombreux rituels. Dont le plus connu, et surement le plus compliqué, consiste à ressortir d’un labyrinthe de glaces au Nord du Désert de Neige, les yeux bandés. Après cela, on a l’honneur de pouvoir se graver les yeux sur ses paumes avec la dague lunaire (la lame étant faite d’un métal rare nommé « lame de lune » que seule la Grande Prêtresse possède), si l’on ne meurt pas d’une maladie attrapée dans l’étape précédente. L’initiation arrive vers l’âge de dix ans, sous sa propre et secrète volonté, à cet instant, la jeune fille quitte sa famille et ne peut revenir en arrière, elle bénéficiera de la protection d’un membre de la secte accomplie et d’une éducation intellectuelle prononcée. Son apprentissage durera dix ans aussi. Si elle parvient à terminer l’étape finale, elle est sacrée Lectrice des Astres, dans le cas contraire, si elle n’est pas morte dans le labyrinthe, la Grande Prêtresse la retrouve et lui crève les yeux la laissant ainsi se vider de son sang. Personne ne doit révéler les secrets si bien gardés de cette secte, si bien que c’est l’objet de plusieurs rumeurs folles à leur sujet. Les Lectrices des Astres sont vierges et sages, elles ne s’abandonnent pas aux désirs et aux besoins primaires des Hommes ordinaires, elles ne vivent que pour la connaissance et le savoir absolu dans tous les domaines. Que ce soit les mathématiques, la littérature, la magie des arcanes ou bien encore la musique, elles se doivent d’exceller dans tous les domaines scientifiques comme littéraires. Leurs armes sont leurs mots et leur intelligence, leur faiblesse est la vanité. La succession pour le titre de Grande Prêtresse est très simple et juste, la doyenne choisit son héritière et lui confit aussi bien la dague lunaire que les différents secrets qui recèlent en sa raison, comme l’art du sacrifice. Ainsi, la Secte, bien qu’amoindrie, possède une véritable force et une pure loyauté les unes envers les autres. Il n’est pas rare de voir parfois des couples se former au sein de cette communauté féminine, mais cela reste néanmoins exceptionnel. Main dans la main, elles avancent et défendent leurs idéaux et leurs croyances dans l’art du savoir ultime, fermant les yeux sur l’ignorance et la désolation du monde les entourant.

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Localisation : dans le palais de Carabas, près de Goldenbridge

MessageSujet: Re: MISTYLAND 1.0   Dim 31 Jan - 14:25



Le Règne de Fer


L'ère sombre de la Evil Queen


1032 - 1049 L'âge aussi noir que les plumes de corbeaux errant encore sur les terres cendreuses. Aussi noir que le charbon extrait des mines...aussi sombre qu'une nuit éteinte. L'ascension de la Reine Diable, la Evil Queen, celle, dont on n'ose plus prononcer le nom, s'établit par la force et le sang. La terreur et l'horreur.

La Reine, nouvelle femme de l'ancien roi, portait son premier enfant, et c'est par la maladresse de Snow White qu'elle le perdit, ainsi que la beauté de son visage qui était à présent meurtri. La jeune princesse, elle, était aussi belle qu’auparavant, n'ayant perdu ni le trésor charnel qu'elle chérissait, ni ses traits voluptueux. Prise d'une rage obscure, la Reine, qui était sorcière en vérité, souhaita tuer la belle royale, mais le père s'interposa y perdant ainsi la vie. En effet, la Reine arracha le cœur du noble Roi et le fit avaler, par un malheureux sort, à Snow White devant toute la cours. Elle fit ainsi courir la rumeur selon laquelle l'héritière se serait débarrassée de son bon père, et bientôt, la Reine ordonna à ce qu'on capture la princesse et qu'on l'exécute. Cette dernière fut persécutée dans tout le royaume et trouva refuge à Strongbell. La Reine chercha par tous les moyens de retrouver celle qui était responsable de son malheur, mais en vain ! Une autre aurait tout...une autre serait belle et désirable. Enchantant un miroir, en faisant un portail et un conseiller à la fois, elle pouvait ainsi voir son royaume et bien au-delà. Voir qui possédait plus qu'elle, qui avait ce qu'elle désirait plus que tout au monde, famille et beauté. Ce qui la plongea dans une douce décadence qui lui fit commettre les pires horreurs.

Mistyland devint le refuge de tous ceux, qui aspiraient à la vengeance, à la destruction, à la fin : ceux qui souhaitaient leur fin heureuse. La magie noire pullula en ces terres gelées, arrachant des millions de vies, les cris se mêlant aux hurlements tyranniques de la Reine Diable, celle qui avait embrassé sa sombre partie...celle qui se nommait Épouse du Mal. Son règne fut la décadence d'un peuple, l'achèvement de toute forme de liberté, de joie...Les seigneurs de Strongbell et Goldenbridge (pères des actuels seigneurs) tentèrent bien d'y mettre un terme, mais la Evil Queen détenait le royaume entier entre ses mains, et elle les fit taire, menaçant de mort tout ce qu'ils avaient de plus cher. Sa tristesse l'emmena à vouloir plus, afin de combler le trou béant de son cœur meurtri, de son âme assassinée. Elle tua Snow White, qui ne serait réveillée que par la plus pure des magies : l'amour, chose qui s'était éteinte. Du moins, c'est ce que pensait la Reine.

Et bientôt, les armées de Slumberland se levèrent. Menées par Aragon de Sandcliffs, ils attaquèrent Mistyland, cette gangrène qui se développait vers tout le continent. La Grande Purge commença sous les ordres du jeune Aragon, tous les sorciers et les sorcières furent brûlées...on commença par Goldenbridge, amassant de vénérables soldats dans tous les faubourgs. Le peuple attacha tous ses espoirs et sa confiance à ce nouveau héro, celui qui osa défier la sombre Magie. Ainsi, une rébellion féroce eut lieu et avec elle, une justice sanglante : tous ceux soupçonnés d'être liés à la Evil Queen étaient tués sur le champs sur la place publique. Dans tous les villages on criait à la fin de ce règne !

Dans cette dégradation d'autorité, la Evil Queen tenta d'intervenir...il y avait un nouveau roi disait-on...et bien elle attaquerait ceux qui le supportent ! C'est ainsi qu'une tuerie massive s'acharna contre les habitants de Harendell, ensanglantant les bâtiments purs. L'hystérie de la Reine l'avait détourné de sa nation et elle devint son propre ennemi. Aragon, en stratège, profita de cette faiblesse pour occuper la capitale du royaume et obtenir finalement son face à face contre la démone couronnée ! Il réussit à la détruire en brisant son fameux miroir...celui en qui, en vérité, elle avait déposé son âme. Et c'est en milliers d'éclats que la glace ainsi que la furie éclatèrent, se répandant dans les quatre coins de Mistyland.

Aujourd'hui, un mythe dit que celui qui recollerait tous les morceaux deviendrait le souverain et le guide des pratiquants de la magie obscure, tout comme l'était la Evil Queen. Mais bien sûr, ce n'est qu'une légende...



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MISTYLAND 1.0

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