AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Partagez | 
 

 hardest of hearts ⊰ (lyra)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar


my own savior
Premier Voyage : 02/05/2015
Missives : 305
Pseudo : ☾ windsouth. (alizée)
Occupation : ☾être le chien-chien à une demoiselle qui porte souvent un chaperon rouge, wouf.
Localisation : ☾silverdims à mistyland, là où les loups dominent, wouf.

MessageSujet: hardest of hearts ⊰ (lyra)   Jeu 9 Juil - 1:03



☾Tenderest touch leaves the darkest of marks.


hardest of hearts ⊰ florence and the machine



hardest of hearts ⊰ florence and the machine

« Ne bouge pas ! » cria-t-elle derrière moi. Je m'arrêtai immédiatement à son ordre, comme j'aurai pu obéir à Lyra si elle m'avait demandé de faire la même chose. Je n'arrivais pas à bouger, je devais partir, je devais rejoindre le plus vite possible la femme au chaperon rouge. Pourtant aucun de mes membres ne voulaient m'obéir. J'étais complètement pétrifié, et je n'arrivais même plus à penser convenablement. Une seule pensée n'arrêtait pas de tourner dans ma tête: Elle sait. Elle sait tout. Ou du moins l'essentiel: Je tuais des êtres de notre race. « Pourquoi... ? » murmura-t-elle tout bas. Mais, elle savait ce que j'étais à présent, elle savait que malgré la distance, malgré l'intonation faible de sa voix, j'arrivais quand même à l'entendre parfaitement. « Pourquoi, Nuage ?! » demanda-t-elle avec rage et tristesse. Même si je lui faisais dos, je sentais que les larmes étaient en train de couler sur ses joues. Car, un parfum léger de sel parvint jusqu'à mon odorat aiguisé. Pourquoi ? Une si courte question, pour une si longue et compliquée réponse. « Je ne peux pas t'en dire davantage Iodunn. Je suis désolé. » disais-je doucement, en tournant légèrement la tête sur le côté mais en continuant de lui faire dos. Je ne pouvais pas l'affronter, lui faire face. Car, je sentais que si je tombais sous son regard inquisiteur, je n'arriverai peut-être jamais à quitter le bois de Chantelune. Peut-être même que je ne rejoindrai jamais plus le manoir des Redhood. Et cette possibilité était envisageable mais elle n'était pas réalisable. Je devais retourner auprès de Lyra, quoi qu'il arrive. « Tu es désolé ?! » cria-t-elle de nouveau, abasourdie par ma réponse. Il était évident que ma réponse était la plus idiote parmi toutes celles que j'aurai pu lui offrir. Mais je ne pouvais rien lui dire de plus. Elle me haïssait ? Il fallait qu'elle finisse par m'exécrer au point de vouloir me tuer. Sinon, elle et moi risquions de souffrir davantage si une certaine personne toute vêtue de rouge apprenait ce qui était en train de se passer. « Regarde-moi ! » cria-t-elle avec férocité. Je pris une grande inspiration, et je décidai de mettre mon masque pour lui faire face. Je devais simuler, jouer un rôle. Je devais devenir un être monstrueux, encore plus de ce que j'étais déjà devenu. Je me retournai vers elle, les yeux sombres, sans aucune expression sur mon visage. Ni peine, ni haine, ni remords. Juste un visage de glace. Pourtant, les choses étaient bien différentes sous le masque... « Tu as peut-être raison. Je ne suis absolument pas désolé. Maintenant, tu vas bien écouter ce que je m'apprête à te dire. » disais-je avec une voix rauque. Je pris une grande inspiration, respirant peut-être pour une dernière fois son parfum de feu de bois et de feuillages. « Je vais partir d'ici, et nous nous ne reverrons plus jamais. Comme tu l'as bien compris, Nuage est mort il y a onze ans de cela. Le Loup que tu as connu n'est plus là, et il ne reviendra plus jamais. Je m'appelle Wilhem Wolfdregil à présent, et je le resterai jusqu'au jour de ma mort. » commençais-je à dire comme si je récitais un discours déjà construit. Je devais lui faire perdre tout espoir en moi, elle devait renoncer, c'était la seule solution pour la préserver. Mais, pour cela il fallait que j'aille plus loin, beaucoup plus loin... « Oui. Oui je tue des loups. J'en ai tué, et j'en tuerai encore. C'est tout ce que tu as à savoir. » persiflais-je, tout en affichant un léger sourire sadique. En plongeant mon regard dans le sien, je vis comme quelque chose se briser en elle pendant quelques secondes. Bravo Wilhem, tu as réussi. Comme je le pensais, Iodunn reprit courage, et son regard tourmenté disparut pour laisser place à une flamme animée par la haine. Elle sortit son arc, et elle me prit pour cible. Je me retournai complètement, me mettant droit devant elle. « Tire. » disais-je simplement, sans ciller, pas même pendant une seule seconde. Oui, si elle tirait, toute cette mascarade prendrait fin. Cette vie de soumission et de contradictions se terminerait. J'aurai la mort que je mérite, tué par l'un des miens pour me punir pour tous mes forfaits. Mais, lorsque je vis que sa main commençait à trembloter, je compris que ma délivrance n'arriverait pas aujourd'hui. Je poussai un long soupir de douleur. Puis, je lançai un dernier regard sur mon ancienne sœur, avant de me retourner afin de monter sur mon cheval. « Ne bouge pas ! » vociféra-t-elle. Je sentis que sa voix manqua de peu de se briser vers la fin. Nous savions tous les deux qu'elle ne tirerait pas. « Au revoir, Iodunn. » chuchotais-je avant de partir au galop tout droit devant moi. C'était peut-être la dernière fois que je la revoyais. Du moins, je l'espérais de tout cœur. Car, si nos chemins se recroisaient de nouveau, son destin deviendrait incertain, et le mien d'une évidence incontestable. Car, elle me tuerait très certainement sans aucune hésitation.
C'est après quelques heures de cheval que j'arrivai enfin à Silverdims. Il était très tôt le matin à présent. Je décidai d'arrêter ma course effrénée pendant quelques instants, le temps de reprendre convenablement mes esprits. Beaucoup de choses s'étaient passées, et cela en si peu de temps. J'avais retrouvé ma sœur après onze années de séparation, elle avait su m'identifier, et elle savait mon sombre secret. Il avait fallu d'une seule mission presque habituelle, celle d'enterrer un louveteau qui n'avait pas survécu au dressage et d'en trouver un autre à sa place, pour que presque tout bascule. Et si jamais un jour Iodunn réussissait à retrouver ma trace ? Si jamais elle venait jusqu'à la demeure des Redhood ? Si jamais elle rencontrait Lyra ? Si jamais, pour le plus grand des malheurs, Lyra apprenait qui elle était, et ce qu'elle était ? Tant de si, et de si... Oui. Ce n'était pas le moment de penser à ces hypothèses. Car, le plus grand problème à présent était que j'étais définitivement en retard, et qui plus est je rentrais les mains vides. Qu'allais-je pouvoir bien inventer pour m'échapper de cette situation qui semblait presque sans issue ? Mentir à Iodunn avait été difficile, mais mentir à Lyra était presque une mission impossible. Tu verras bien le moment venu, mon pauvre ami. Oui, pour le moment, je devais la rejoindre le plus vite possible. Je repris alors mon chemin, le plus vite que possible, pour me diriger tout droit vers le manoir maudit.

Quand j’aperçus enfin les grandes portes qui gardaient la demeure, je mis mon cheval au pas. Les deux gardes qui surveillaient l'entrée me laissèrent passer sans poser la moindre question. Lorsque je fus à l'intérieur, je descendis immédiatement de cheval. Un serviteur, qui ne m'était pas inconnu, se dirigea droit vers moi. « Laissez-moi prendre soin de votre cheval. » dit-il d'une manière presque cérémonieuse. Je le laissai alors prendre soin de ma monture. Je restai encore quelques instants sans bouger, appréhendant mon retour auprès de ma maîtresse. « Elle vous a attendu presque toute la nuit. » dit le serviteur tout en caressant la monture, sans même me regarder. Ce n'était pas juste une parole en l'air, loin de là. Le serviteur venait juste de m'offrir le plus précieux des avertissements. Il venait de m'indiquer que j'allais retrouver une femme folle de rage, et peu enclin à offrir aisément le pardon. Le serviteur me lança un regard où je pus y lire de la pitié pour mon sort. Puis il partit en direction des écuries, accompagné de mon cheval. Mon cœur commença à s'emballer, mes mains à devenir moite, et ma respiration avait perdu toute harmonie. J'étais un loup, et j'étais terrifié par une petite fille au chaperon rouge. Pauvre loup, pauvre, pauvre loup. Je me sentais tellement honteux de cette situation, une honte que je n'avais pas ressentie depuis bien longtemps, certainement éveillée par les retrouvailles avec Iodunn. Ce sentiment permit de reprendre mon calme. Ce qui était fait, était fait. Je ne pouvais plus reculer, je ne pouvais plus retourner en arrière. Le bois de Chantelune et Iodunn étaient bien loin derrière moi. Je devais voir droit devant, droit vers Lyra. Je pris une grande inspiration, et je passai le seuil de l'entrée principale du manoir.

Je montai les escaliers quatre à quatre pour me retrouver en quelques minutes devant la porte de la chambre de la jeune maîtresse. Je toquai légèrement à la porte, avant d'entrer dans la pièce, refermant soigneusement celle-ci derrière moi. Quand je fus enfin à l'intérieur, je vis que la jeune Redhood se trouvait dans son lit. Elle devait tout juste de se réveiller, car elle avait encore les yeux endormis, voire même rougis. Ses yeux devaient être rouges à cause de la fatigue ? Du moins, c'est ce que je pensais. Je m'avançai quelque peu, tout en gardant une certaine distance du lit. « Je suis rentré, madame. » disais-je en inclinant la tête en avant, tout en plaçant mes bras derrière mon dos. Je relevai très légèrement mon regard pour voir le visage de Lyra, ou plutôt ses yeux. Elle pouvait se montrer très inexpressive, mais son regard en disait long sur ce qui se passait dans sa tête. J'eus quelques difficultés à avaler ma salive quand je croisai son regard. J'allais devoir affronter la terrible colère de la dame en rouge.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Invité

Invité

MessageSujet: Re: hardest of hearts ⊰ (lyra)   Jeu 9 Juil - 22:12



☾Tenderest touch leaves the darkest of marks.


hardest of hearts ⊰ florence and the machine



hardest of hearts ⊰ florence and the machine

« Plus de vin. » fit-elle en tendant sa calice vide au servant qui la remplit immédiatement. Les iris rivés vers la lune qui à son pauvre œil d'humaine semblait encore pleine, Lyra croisait et décroisait les jambes, ayant du mal à trouver une position confortable sur sa méridienne pourtant d’ordinaire des plus moelleuses. Les plus perspicaces auraient dit que le problème était plus dans sa tête qu’ailleurs. Une moue préoccupée sur le visage, elle avala sans le goûter le liquide pourpre. Bien qu'il n'ai rien avoir avec la saveur de ferraille du sang, elle appréciait d’en retrouver l’apparence, ça avait quelque chose d’esthétique. Ce soir-là cependant, elle ne buvait pas pour le plaisir de ses yeux, mais pour celui de son esprit troublé. Dire qu’elle rageait aurait été un euphémisme. La mort de sa dernière acquisition, un faiblard qui n’avait pas su survivre à trois jours de dressage, l’avait profondément agacée. Elle détestait perdre de son temps et tous les domestiques de la maisonnée l’avaient judicieusement évité toute la journée. Bien sûr personne n’avait su refuser de répondre à son appel lorsqu’elle avait explicitement fait savoir qu’elle voulait qu’on la serve, mais elle s’était confrontée à des couloirs vides toute l’après-midi. Personne ne voulait subir son courroux sans limite. À défaut de pouvoir ainsi s’en décharger sur quelqu’un, elle s’en était prise à des objets divers et variés de ses appartements. Des bouquins s’étaient retrouvés réduits en cendre, des vieilles poupées avaient perdus plusieurs membres, un ou deux rideaux étaient désormais en lambeau. Et bien sûr, la jeune noble avait tous laissé par terre pour les servants. Plus aucune trace de sa fureur ne restait désormais, autre que la rage dans ses prunelles bleues. Elle ne s’était certainement pas attendu, à ce que Wilhem mette autant de temps à accomplir la mission qu’elle lui avait donné. D’une banalité qui en disait long sur Lyra, la tâche proposée n’aurait du poser aucun problème au loup. Se débarrasser du corps d’un gamin ne pouvait décemment pas prendre une demi-journée, pas plus que le voyage du manoir aux bois ne justifiait qu’elle l’attende des heures sur son petit canapé. « Encore. » fit-elle sans un regard vers le serviteur, levant à nouveau son verre malgré la brume qu’elle sentait déjà s’emparer de son esprit. La vérité était qu’elle s’était ennuyée à mourir toute la journée et désormais une bonne partie de la nuit. Sans bête à dresser, compagnon à châtier, servant à rabrouer elle était dépourvue de la majorité de ses plaisirs quotidiens. Elle n’avait pas la tête à accomplir aucune des tâches qui lui incombaient de part sa noble naissance, pas plus qu’elle n’avait envie de lire ou de s’adonner à aucune des activités typiquement attribuées à la gente féminine. Loin de calmer ses nerfs le vin la rendait plus alerte, plus amère.

❅❅

Elle venait tout juste d’ouvrir les yeux bougonnant contre l’insolent soleil qui osait de ses rayons lumineux déranger son son sommeil lorsque l’on toqua à la porte de sa chambre à coucher. Les domestiques savaient bien qu’elle s’était couchée tard. Si ses hurlements contre le servant qui au beau milieu de la nuit avait fini par lui annoncer qu’il était à court de vin n’avait su réveiller tout le petit château, le brouhaha de la cuisinière et de ses deux aides réveillées en sursaut pour préparer un encas à leur maîtresse avait su interrompre la nuit des dormeurs restant. L’on savait ainsi donc plus sage de ne pas pénétrer dans ses appartements avant la mi-journée, exception faite d’y avoir été invité bien évidemment. Dès qu’elle entendit le bruit sourd du poing contre le bois de sa porte elle cessa de masser sa tempe. Ses doigts froids étaient de toute façon bien inefficaces contre la migraine qui mettait son esprit à mal. Elle ne se redressa toutefois pas pour accueillir son visiteur, ayant aisément deviné de qui il s’agissait avant même qu’il n’entre dans son champ de vision. « Oh mais c'est qu'on a daigné revenir. » Elle lutta contre l’envie irrépressible de frotter ses yeux meurtris par le sommeil qui s’accrochait encore à son corps, seule raison pour laquelle elle était encore alitée malgré sa rage. Wilhem l’avait déjà vu dans pire état et il devait savoir qu’en rien cela ne saurait l’empêcher d’exercer une douloureuse punition si celle-ci était méritée. Elle ne s’abstenait que par principe, pour ne pas enlever de leur piquant à ses paroles acerbes. Dans ce qui lui sembla être un effort surhumain elle poussa sur ses bras pour s’asseoir contre ses oreillers. D’un simple regard il lui paru clair que Wilhem n’avait pas du dormir de la nuit et pourtant elle ne daignerait pas lui proposer de s’asseoir. Après tout elle était restée réveillée elle aussi et n’avait nul autre à blâmer que lui pour ce manque de repos. Il méritait donc bien de souffrir un peu. De plus elle voulait qu’il soit plus fort que ça, il devait pouvoir endurer bien plus qu’une simple journée sans sommeil. C’est d’ailleurs pourquoi elle fronça les sourcils, l’air sévère en remarquant sa fatigue. Depuis quand était-il aussi faible pour qu’une simple nuit passée dehors l’éreinte à ce point ? Car il n'y avait à sa connaissance que ça pour expliquer l’état dans lequel il rentrait. « Je suis rentré, madame. » Il eu la décence de faire montre du respect qui lui était du en inclinant la tête et en n'usant d’aucune familiarité. Vu qu’ils n’étaient que tous les deux dans la pièce elle aurait pu, comme d’ordinaire quand il s’oubliait, lui rappeler de l’appeler par son prénom, au lieu de quoi elle renifla d'un dégoût évident. Son retour tardif la laissait incroyablement insatisfaite et ce n’était pas en en énonçant l’évidence qu’il réussirait à provoquer son indulgence. « Je ne savais pas que la distance entre ici et les bois s’était soudainement étendue. » fit-elle remarquer ironiquement, pour l’inviter à s’expliquer. Lui faire comprendre, s’il n’était pas déjà au courant que, lorsqu’elle l’envoyait accomplir une tâche, elle s’attendait à ce que celle-ci soit exécutée dans les plus brefs délais. Elle ne tolérait pas qu’il fasse le moindre détour, ça serait sinon admettre qu’il puisse avoir des pensées, des envies indépendantes des siennes. Impensable donc. Par ailleurs ce qui lui avait semblé relever de l’évidence, à savoir qu’il avait au moins su accomplir sa mission proprement, fut remis en doute lorsqu’elle remarqua l’absence de bagage du jeune homme. Il était parti avec une carcasse, un cadavre de garçon qui n’en était pas vraiment un et, plutôt que de lui présenter un remplaçant, semblait être revenu vers sa maîtresse les bras ballants. « Donc ? » Elle arqua l'un de ses sourcils blonds, ses narines palpitant imperceptiblement tandis qu'elle prenait de grandes inspirations pour s'inciter au calme. Elle laisserait exploser sa colère bien assez tôt. « Où est-il ? » Elle lui offrait le bénéfice du doute, peut-être la bête avait-elle était directement mise en cage avec les autres. Peut-être attendait-elle dans le couloir. Ou peut-être que Lyra avait su dès le premier regard posé sur Wilhem qu’il avait lamentablement échoué. Peut-être qu’elle ne voulait lui faire admettre la honte qu’il avait tout intérêt à ressentir que comme partie intégrante de sa punition. Devant le manque de réponse immédiate, elle explicita. « L’animal que tu étais censé m’apporter ? Assurément tu n’oserais pas revenir si tard les mains vides. » Et effectivement il ne valait mieux pas le lui souhaiter car Lyra n’avait pas de patience pour l’échec. Surtout pas quand cela venait de son “prodige”. Si sa plus belle réussite échouait qu’en serait-il de ses prochains poulains ? Si sa suggestion s’avérait juste, elle saurait faire regretter au loup d’être ne serait-ce que revenu. S’il ne pouvait pas accomplir une tâche toute simple, récupérer un louveteau dans des bois qui en étaient pleins, elle n’avait pas besoin de lui et il serait bien chanceux qu’elle le laisse finir ses jours dans les sombres cachots de la Redkeep.



Revenir en haut Aller en bas

avatar


my own savior
Premier Voyage : 02/05/2015
Missives : 305
Pseudo : ☾ windsouth. (alizée)
Occupation : ☾être le chien-chien à une demoiselle qui porte souvent un chaperon rouge, wouf.
Localisation : ☾silverdims à mistyland, là où les loups dominent, wouf.

MessageSujet: Re: hardest of hearts ⊰ (lyra)   Ven 17 Juil - 0:50



☾Tenderest touch leaves the darkest of marks.


hardest of hearts ⊰ florence and the machine



hardest of hearts ⊰ florence and the machine
Mon cœur battait avec une telle virulence, que les battements de cet organe bouleversé étaient devenus assourdissants. Je n'arrivais presque plus à me concentrer sur le moment présent. Boum. Boum. Boum Tout ce que j'arrivais à entendre, c'était les tambours qui se trouvaient au creux de ma poitrine. Boum. Boum. Boum Mes bras toujours croisés derrière mon dos, je me pinçai légèrement la peau, tout en le cachant aux yeux de ma maîtresse. Ce geste avait pour but de me ramener entièrement à la réalité, et à me sortir de cet état de trouble qui m'oppressait de plus en plus. Boum. Boum. Boum Je lui avais désobéi. Boum. Boum. Boum Et quoi que je fasse, quoi que je dise... Boum. Boum. Boum Elle ne laissera jamais cet écart impunis. Boum. Boum. Boum J'étais un loup, ou du moins il me restait encore quelques traces de mon origine animale. Et nous, les loups, nous avons un fort instinct de survie. Boum. Boum. Boum C'est pourquoi j'essaierai de lui mentir pour m'en sortir. Boum. Boum. Boum Même si je savais que la tâche n'allait pas s'avérer être facile. Boum. Boum. Boum Voire impossible, en réalité. Boum. Boum. Boum Je pris une légère inspiration, et me pinçai légèrement plus fort la chair de mon bras. Boum. Boum. Je sentis que mes ongles acérés de loup avait fait une entaille dans ma peau. Car une odeur de sang arriva jusqu'à mes narines. Boum. Boum. Lentement, je reprenais le contrôle sur ce cœur imprévisible et meurtri. Boum. Et son assourdissante chanson finit par devenir un murmure. La peur était toujours belle et bien là, mais j'avais réussi à reprendre le contrôle. Mais pendant combien de temps ? Ça je l'ignorais complètement.

Je relevai quelque peu le regard pour fixer la jeune femme qui se trouvait dans son lit, emmitouflées sous ses draps rouges. « Oh mais c'est qu'on a daigné revenir. » dit-elle avec une ironie acerbe. Je ne pouvais  détacher mon regard de son visage. Je l'avais déjà vu dans des états de fatigue bien plus impressionnants que cela. Toutefois, j'étais la raison de cet état. Et j'allais devoir en subir les conséquences, ça je le savais déjà fort bien. Je ne préférai donc ne rien dire, et je baissai de nouveau les yeux vers le sol. Je devais trouver le plus vite possible une histoire qui tienne la route. Mais rien à faire, rien ne me venait à l'esprit. Lyra m'avait tellement bien dressé, que la simple idée de pouvoir lui mentir était déjà assez difficile à formuler dans ma tête. Pourtant je n'avais pas le choix, je devais trouver quelque chose. Ma vie en dépendait très certainement, et celle de Iodunn également. « Je ne savais pas que la distance entre ici et les bois s’était soudainement étendue. » continua-t-elle sur la même note, toutefois on pouvait sentir que la colère commençait à se répandre dans son corps, comme le venin d'un serpent. Je ne pouvais pas rester silencieux indéfiniment. Car, d'une manière ou d'une autre, elle arriverait à me faire parler. Soit par la manière douce avec ses manipulations ensorcelantes, ou soit par une manière forte, que je préférerai éviter. Je relevai la tête, pour plonger mon regard dans le sien. « Des brigands ont croisé ma route. Voilà la raison de mon retour bien tardif. Pardonnez-moi, Madame. » dis-je avec un ton très calme. Oui, il fallait que je reste serein, il fallait à tout prix qu'elle ne perçoive aucune perturbations dans mon comportement. Alors, peut-être, je dis bien peut-être, elle arriverait à me croire. « Mais, je vous rassure, les brigands n'ont pas survécu à notre rencontre. » dis-je avec un petit sourire au coin des lèvres, laissant apparaître l'une de mes canines, qui ne ressemblait définitivement pas à celle des humains. Si je voulais qu'elle me fasse confiance sur cette histoire, je devais avoir l'air assuré. De plus, je savais qu'elle appréciait toujours lorsque je lui apprenais, lors des mes retours de mission, que j'avais tué un homme ou un loup. C'était son petit plaisir, celui d'entendre mes exploits meurtriers, lorsqu'elle ne pouvait pas quitter Redkeep et qu'elle n'avait aucune créature à torturer. « Donc ? Où est-il ? » demanda-t-elle au bord de la crise de rage, je pouvais le sentir. Il me fallut quelques secondes pour me rappeler du véritable problème. Oui, je devais lui rapporter un autre loup. Mentir sur mon retard était une chose, mentir sur l'échec de ma mission était une autre histoire. Je restai silencieux face à sa question. Je ne savais décidément pas comment me sortir de ce mauvais pas. Pourtant, il était nécessaire que je trouve quelque chose. Vite, vite, Wilhem. Vite, vite, avant que la bête au chaperon rouge ne se réveille. « L’animal que tu étais censé m’apporter ? Assurément tu n’oserais pas revenir si tard les mains vides. » questionna-t-elle avec un regard effrayant. Je ne savais pas quoi inventer, et mon piètre courage commençait déjà à s'envoler. Mais, le visage de Iodunn me vint subitement. Non, je ne pouvais pas abandonner si vite, pas encore... « Assurément que non madame. » affirmais-je avec conviction. « J'avais trouvé un louveteau fort prometteur, avant que les brigands n'attaquent. » continuais-je, jouant le loup persuadé de ce qu'il était en train de dire. « Néanmoins un des hommes tua la bête pendant l'altercation. » poursuivais-je avec un air peiné. J'avançai de quelques pas dans la direction de Lyra, tout en gardant une distance raisonnable. « Je vous promets de me rattraper. » affirmais-je avec un air décidé. Allait-elle vraiment croire mes mensonges ? J'allais bientôt le découvrir...



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Invité

Invité

MessageSujet: Re: hardest of hearts ⊰ (lyra)   Lun 27 Juil - 2:52



☾Tenderest touch leaves the darkest of marks.


hardest of hearts ⊰ florence and the machine



hardest of hearts ⊰ florence and the machine

« Des brigands ont croisé ma route. Voilà la raison de mon retour bien tardif. Pardonnez-moi, Madame. » Elle haussa les sourcils visiblement peu convaincue. L’excuse paraissait facile. Elle n’avait que peu de moyen de vérifier les faits. Après tout toute route pouvait se montrer dangereuse et une altercation avec des brigands étaient loin d’être un rareté. Inventer une telle histoire n'était donc pas bien compliqué. De plus il était logique, qu’il essaye de se justifier. Elle n’en attendait pas moins de sa part. Pourtant Lyra détestait les mensonges surtout lorsqu’ils venaient de ceux qui lui devaient leur allégeance la plus totale. Et personne n’était censé lui être plus fidèle que Wilhem. Lui plus que d’autres, payait cher le moindre mensonge. « Mais, je vous rassure, les brigands n'ont pas survécu à notre rencontre. » fit-il avec petit sourire en coin, laissant toujours, entrevoir l'une de ses canines lupines.  L’inverse aurait été étonnant et décevant. Il avait été élevé pour détruire et servir. Il n’y avait rien qui la rendait plus fière de son travail que de le voir faire l’un ou l’autre. Son affirmation était plutôt convaincante. S’il mentait il avait appris à le faire mieux qu’à ses débuts à son service. Ce n’était pas pour dire qu’elle était absolument certaine de sa sincérité, mais elle lui laissait le bénéfice du doute d’autant que d’après lui, il s’était montré sanguinaire durant son aventure ce qu’elle appréciait toujours à sa juste valeur. Il faudrait qu’elle lui demande plus de détails à ce sujet, autant pour vérifier la véracité de son histoire que pour se distraire un peu. Être noble avait ses avantages, mais rester confinée dans un château n’en était définitivement pas un. De plus rien ne la satisfaisait, voire même l'excitait autant que des récits de violence bien racontés. Pour le moment cependant elle avait d’autres priorités. « Donc ? Où est-il ? » fit-elle ainsi. Son histoire avait beau être crédible elle n’expliquait que son retard et non pas l’échec de sa mission. Elle le vit réfléchir ce qui était plutôt mauvais signe et qui l’agaça profondément. S’il avait su répondre à son premier reproche suffisamment bien pour potentiellement éviter de faire face au pire, plus il attendait pour répondre au second plus il risquait de subir sa colère la plus noire. L’attente ne faisait en effet que rendre Lyra plus suspicieuse et moins encline à le croire sur parole. « L’animal que tu étais censé m’apporter ? Assurément tu n’oserais pas revenir si tard les mains vides. » ajouta-t-elle à court de patience.   « Assurément que non madame. » affirma-t-il enfin. Elle haussa un sourcil. « J'avais trouvé un louveteau fort prometteur, avant que les brigands n'attaquent. » Lyra hocha la tête, pourtant pas persuadée par son ton convainquant. Elle attendit pourtant la suite. « Néanmoins un des hommes tua la bête pendant l'altercation. » Il fit quelques pas en avant s’approchant de son lit tout en gardant une distance respectable. Il ne fallait jamais s’approcher sans permission, elle savait mordre elle aussi et elle était visiblement d'humeur pour.

« Je vous promets de me rattraper. » Elle leva une main en l’air comme pour l’arrêter. Elle n’avait pas besoin de promesses vides, surtout que ce n’était pas à lui de lui promettre de se rattraper, mais à elle de décider si oui ou non elle l’enverrait de nouveau en mission. C’est-à-dire s’il méritait qu’elle lui fasse confiance avec une telle tâche ou pas. Par ailleurs, s’il pensait en avoir finit avec l’interrogatoire il se trompait lourdement. « Désolée, mais qu’est-ce qui t’empêchait exactement d’en chercher un autre avant de revenir ? » demanda-t-elle prétendant être innocemment confuse. Puisque ça lui avait pris des heures de rentrer il aurait bien pu faire un autre détour histoire de ne pas rentrer les mains vides. L’offense à sa maîtresse en aurait été moins grave. « Il n’y avait pas qu’un seul loup dans les bois j’imagine. » Ajouta-t-elle ironique, roulant des yeux. D'un doigt, elle lui fit signe de s’avancer un peu plus. Elle voulait avoir une meilleure vue sur ses iris animales afin de jauger sa sincérité. D’ordinaire elle ne la remettrait pas en question puisqu’il avait été bien éduqué par ses soins. Il devait savoir que mentir à Lyra était passible d’une peine plus que douloureuse. Mêlé à l’échec cuisant, cela pouvait bien être synonyme de torture pire que la mot elle-même. L’éleveuse de loup était semblait-il plus bestiale parfois que ses bêtes.

« Tu sais que je déteste les mensonges n’est-ce pas Wilhem ? » fit-elle avec un sourire presque charmant tandis qu’elle lui faisait signe de s’asseoir au bout de son lit. Elle n’était jamais plus dangereuse que lorsqu’elle mettait sa colère en sourdine, que lorsqu’elle faisait montre d’un calme olympien. Les loups enfermés dans leurs cages le savaient: la voir arriver vers eux l’air calme - mais visiblement pas de bonne humeur non plus - était pire que de la voir ostensiblement enragée. « Tu ne me mentirais pas à moi n’est-ce pas ? » Sans quitter ses draps elle s’approcha un peu de lui pour lui susurrer la chose en battant des cils. Séduisante, menaçante surtout. Il serait puni quoiqu’il arrive tout simplement parce qu’il l’avait fait attendre, peu importe que son histoire soit vraie ou pas. Elle aimait punir après tout, qu’elle trouve une bonne excuse pour le faire ou non. Toutefois sa peine aurait été réduite avec la vérité. « Comment les as-tu tué ? » demanda-t-elle les yeux brillants, il était temps de tester sa version des faits et de remplir son imaginaire d’images sanguinolentes.



Revenir en haut Aller en bas

avatar


my own savior
Premier Voyage : 02/05/2015
Missives : 305
Pseudo : ☾ windsouth. (alizée)
Occupation : ☾être le chien-chien à une demoiselle qui porte souvent un chaperon rouge, wouf.
Localisation : ☾silverdims à mistyland, là où les loups dominent, wouf.

MessageSujet: Re: hardest of hearts ⊰ (lyra)   Jeu 6 Aoû - 23:59



☾Tenderest touch leaves the darkest of marks.


hardest of hearts ⊰ florence and the machine



hardest of hearts ⊰ florence and the machine
Je savais au fond de moi qu'il était bien naïf d'avoir l'espoir de pouvoir berner la dame en rouge, voire complètement stupide. Mais quelles options avais-je ? Lui dire la vérité était comme signer délibérément l'arrêt de mort de Iodunn et du mien. De plus, le suicide n'était pas une idée concevable pour les loups. Lorsque je croisai son regard, je vis qu'elle haussa légèrement un sourcil, avec un air dubitatif. Oui c'est bien ce que je craignais, elle ne croyait pas un mot à l'histoire que je venais de lui sortir. Je baissais immédiatement la tête, tentant de cacher tant bien que mal mon malaise. Comment allais-je pouvoir me sortir de ce mauvais pas ? Pourquoi cette petite voix malicieuse, toujours prête à me murmurer des choses à l'oreille, ne disait rien à présent ? Pourquoi ne pouvait-elle pas m'aider en m'offrant une idée prodigieuse ? Non, comme toujours, c'est souvent dans les pires moments qu'on doit agir seul.

Je poursuivis mon histoire avec plus de conviction. Je savais que si je lui parlais de violence et de meurtre, elle deviendrait plus enclin à croire à mes mensonges. Car, l'appel de la brutalité était bien plus fort que celui de la raison aux oreilles de Lyra. C'était l'un de ses points faibles, que j'avais appris à mes dépends, lorsque je n'étais qu'un jeune loup. Je voyais dans ses yeux qu'elle se régalait de mon explication. L'idée que je puisse mettre en pièces des malpropres était un véritable délice pour elle. Mais ce n'était pas le pire dans cette situation malsaine. Le pire était que, la raison pour laquelle j'appréciais tuer des êtres humains n'était pas juste parce que je les haïssais, mais également parce que je savais que ça lui procurait quelques plaisirs. Je ne savais pas qui était le plus à blâmer: Elle ou moi ? Telle était la question.

Malgré ses plaisirs lubriques, Lyra était loin d'être idiote. En effet, elle reporta son attention immédiatement sur le principal problème: Le louveteau que je n'avais pas ramené. Je poursuivis mon mensonge, cachant Iodunn ainsi que la vérité dans mon histoire factice. Néanmoins, mes tentatives pour me sortir de cet abysse furent vaines. J'avais naïvement pensé que cela aurait suffi. J'avais pensé qu'elle m'aurait un peu puni, calomnié, et puis j'aurai fini à rejoindre sa couche. Or, je ne me doutais pas encore à quel point je me fourvoyais.

« Désolée, mais qu’est-ce qui t’empêchait exactement d’en chercher un autre avant de revenir ? » demanda-t-elle presque avec innocence. Mon cœur s'arrêta presque de battre pendant un court instant. Mon visage, caché dans l'ombre, se figea également. Mon pauvre, pauvre, ami. Tu pensais vraiment qu'elle te lâcherait aussi facilement ? C'est mal la connaître C'est maintenant que tu arrives toi ? Mais oui, il avait été bien idiot d'avoir l'espoir de croire que Lyra se satisferait de ces piètres mensonges. « Il n’y avait pas qu’un seul loup dans les bois j’imagine. » poursuivit-elle avec ironie. Je continuais à rester dans mon silence. Je devais trouver une solution, et vite. Mais rien ne me venait. J'avais l'esprit vide. Ou presque. La seule chose que j'arrivais à visualiser dans ma tête était le fouet avec lequel Lyra avait réussi à me tracer des cicatrices indélébiles sur tout mon corps, il y a de nombreuses années de cela maintenant. Elle me fit signe d'avancer pour qu'elle puisse davantage me détailler. Je devais reprendre mon calme, et cela dès maintenant. J'avançai alors vers elle, juste de quelques pas, sortant mon visage de l'ombre. J'affichai un visage impassible, pourtant les choses étaient bien différentes au fond. « Tu sais que je déteste les mensonges n’est-ce pas Wilhem ? » ajouta-t-elle tout en m'invitant à la rejoindre sur son lit, avec une certaine candeur. Tout le monde qui connaissait son véritable visage sous le masque de la noble aux sourires angéliques, savait que lorsqu'elle semblait la plus gentille, elle était en réalité la plus redoutable. « Tu ne me mentirais pas à moi n’est-ce pas ? » me murmura-t-elle, en s'approchant légèrement de moi. J'étais à présent très près d'elle, et je pouvais admirer le moindre de ses traits. Elle était absolument magnifique... Il était presque misérable de penser à elle de cette manière à ce moment précis, mais peu importe après tout. J'étais aux côtés de la plus belle rose, avec ses dangereuses épines. Il avait toujours été ainsi, et il le sera toujours.

Ce n'est plus le moment de jouer, Wilhem. C'est vivre ou mourir, à présent. Cette vérité indubitable me fit l'effet d'une violente gifle. Oui, je ne pouvais pas baisser les bras. Je devais absolument tout faire pour qu'elle croit en mon histoire. Car, si elle apprenait la vérité, je ne serais pas le seul en à pâtir. Mon perpétuel égoïsme devait prendre fin. « Oui, je ne vous ai pas tout dit, Madame... » commençais-je à dire, tout en baissant légèrement les yeux. Il est encore temps de lui dire la vérité, mon ami. Il est encore temps de mettre fin à tes souffrances et de choisir la mort. « Durant cette altercation, j'ai vu un soldat du Roi Charming... » poursuivais-je en levant les yeux pour plonger mon regard dans le sien, afin qu'elle ne doute pas de ma sincérité, grâce à cet échange où je ne cillais pas d'un cil. Je choisis de mentir et de vivre. « Il a très certainement assisté au combat, et assurément remarqué avec quelle bestialité je me battais. Je suis parti dans la précipitation, de peur qu'il puisse avoir des soupçons sur ma nature. Et qu'il finisse ensuite, grâce à des investigations, par remonter jusqu'à vous. Vous m'avez toujours formellement interdit de me faire arrêter par un soldat du Roi. » expliquais-je, toujours en la regardant dans ses yeux bleus. Mon histoire était plausible, et je restais calme. J'étais impressionné par ce talent pour le mensonge, un talent complètement insoupçonné en compagnie de Lyra. Mais, je ne devais pas m'arrêter là, je devais poursuivre, la persuader jusqu'au bout. . « Mon erreur a été de ne pas avoir été assez prudent, et pour cela, je suis prêt à recevoir la punition nécessaire pour cette faute. » concluais-je en baissant la tête, comme un signe de soumission entre loups. « Toutefois... » ajoutais-je en relevant les yeux de nouveau. « Jamais, au grand jamais, je ne vous mentirai Lyra... » affirmais-je avec fermeté. Les cartes étaient jouées. J'avais fait tout ce qui était possible. C'était à présent à elle de jouer, en espérant qu'elle se soit prise au piège dans mon jeu.

« Comment les as-tu tué ? » demanda-t-elle avec un sadisme non dissimulé. La partie n'est pas terminée, mon ami. Non, le jeu ne s'arrêtait presque jamais avec Lyra. Ce jeu entre nous existait depuis toujours, et chacun y prenait du plaisir à y participer, aussi étrange que cela puisse paraître, même pour moi. « Je me suis d'abord jeté sur le premier assaillant, et je lui ai planté ma lame dans le ventre, toute en la faisant tournoyer à l'intérieur de lui. Puis, lorsque le deuxième tenta de m'attaquer, j'ai relâché ma première victime pour m'occuper de celui-ci. Je me suis jeté sur lui pour lui arracher la gorge avec mes crocs. Et enfin, pour le dernier, alors qu'il tremblait comme une petite fillette, tout en tenant son épée dans les mains, j'ai sauté sur lui, comme j'aurai pu le faire avec une proie. Et je lui ai planté mes pouces dans ses yeux, et pendant qu'il me suppliait de l'épargner, je lui offris le coup de grâce, en lui tordant violemment la nuque. » racontais-je, n'omettant aucun détail imaginaire. Ce genre de situation aurait pu arriver, et c'était même déjà passé. J'avais profité de mon récit sanguinaire pour me rapprocher d'elle. Mon visage était tout proche du sien, assez pour que je puisse sentir son souffle chaud sur mon visage. Son parfum de rose était maintenant omniprésent. Je profitai également de frôler sa main du bout du doigt, tout en la fixant droit dans les yeux. Je savais vers quoi j'étais en train de me diriger, et j'y avançais sans aucune hésitation.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Invité

Invité

MessageSujet: Re: hardest of hearts ⊰ (lyra)   Ven 7 Aoû - 23:24



☾Tenderest touch leaves the darkest of marks.


hardest of hearts ⊰ florence and the machine



hardest of hearts ⊰ florence and the machine

« Oui, je ne vous ai pas tout dit, Madame... » Il baissa les yeux durant cet aveux, geste qui loin d’attendrir Lyra la fit rager d’autant plus. Un mensonge par omission restait un mensonge et elle s’attendait désormais au pire. Ses phalanges blanchirent alors que ses doigts s’agrippèrent à ses draps de soie rouge. « Durant cette altercation, j'ai vu un soldat du Roi Charming... »un éclair passa dans les yeux de la jeune noble juste alors que Wilhem relevait les yeux vers elle cette fois-ci pourtant la colère n’était plus dirigée vers son compagnon.  « Il a très certainement assisté au combat, et assurément remarqué avec quelle bestialité je me battais. Je suis parti dans la précipitation, de peur qu'il puisse avoir des soupçons sur ma nature. Et qu'il finisse ensuite, grâce à des investigations, par remonter jusqu'à vous. Vous m'avez toujours formellement interdit de me faire arrêter par un soldat du Roi. » Elle hocha la tête, approbatrice de ses propres avertissements. Sa grand-mère lui avait toujours dit de se méfier du Roi et elle s’était empressée de dispenser ce même enseignement à ses propres disciples dont Wilhem. Elle n’avait jamais eu la chance de savoir d’où venaient les suspicions de Mère-Grand à l’égard de Charming, mais comme pour le reste, elle était prête à la croire sur parole. « Penses-tu qu’il a vu ton visage ? » demanda-t-elle presque inquiète. Elle ne pouvait pas se permettre que son élevage soit découvert par les mauvaises personnes. On pouvait élever des loups en tout bien tout honneur, dès qu’il s’agissait de loups assassins en revanche…les lois jouaient contre elle. Et pour l’instant elle n’avait pas assez d’alliés pour aller ouvertement à leur encontre. Son loup quant à lui s’était montré suffisamment calme durant son récit et ses traits n’ayant trahi aucun des signes habituels du mensonge et son information ayant alarmé sa maîtresse, elle ne remit pas en doute ses propos. « Mon erreur a été de ne pas avoir été assez prudent, et pour cela, je suis prêt à recevoir la punition nécessaire pour cette faute. » Il baissa la tête et elle apprécia malgré elle ce signe évident de soumission. Ca n’était pas une nouvelle, mais chaque fois que ses loups reculaient devant elle ou baissaient la tête, elle ne s’en sentait que plus forte, plus assurée dans sa position de maîtresse. Parfois c’était même comme louve alpha qu’elle se voyait, cependant elle regardait trop les loups comme une race inférieure pour vouloir réellement s’y assimiler. Cependant malgré son plaisir certain, il se trompait lourdement s'il croyait que ces aveux le sauveraient entièrement. Elle était seul décideur de ses fautes et des châtiments adéquats. « Toutefois... » Il releva les yeux vers elle et elle arqua un sourcil. S’il était sur le point d’essayer d’échapper à la punition qu’il avait lui-même admis mériter, il pouvait garder ses supplications pour lui. Elles ne marcheraient pas plus sur Lyra que l’admission de ses fautes. Pas plus que les pleurs, ou le raisonnement logique. Quand elle avait une chose dans la tête, rien ni personne ne pouvait la lui enlever.« Jamais, au grand jamais, je ne vous mentirai Lyra... » affirma-t-il assuré. Les prunelles céruléennes de la jeune femme étudièrent celles de sa bête avec soin. Tout se jouait à cette affirmation qu’elle espérait bien vraie. Car oui Lyra aimait punir, mais elle n’aimait pas qu’on déroge aux règles les plus basiques car alors toute l’éducation était à remettre en question. Si Wilhem, après des années d’élevage était capable de lui mentir sans remords alors la raison aurait voulu qu’elle s’en débarrasse entièrement comme n’importe quel autre de ses protégés ne se montrant pas à la hauteur de ses projets. « Je l’espère bien. » se contenta-t-elle de répondre après quelques instants de réflexion, ne laissant ainsi rien paraître de ce qu’elle pensait. Impossible de lire sur son visage si oui ou non elle le croyait. Néanmoins qu’elle ne l’aie pas rectifié pour sa familiarité pouvait être perçu comme un bon signe.

Elle changea finalement d’angle d’attaque, préférant l’interroger sur sa prétendue altercation qui l’intéressait doublement. « Comment les as-tu tué ? » fit-elle sans cacher son intérêt sadique.  « Je me suis d'abord jeté sur le premier assaillant, et je lui ai planté ma lame dans le ventre, toute en la faisant tournoyer à l'intérieur de lui. Puis, lorsque le deuxième tenta de m'attaquer, j'ai relâché ma première victime pour m'occuper de celui-ci. Je me suis jeté sur lui pour lui arracher la gorge avec mes crocs. Et enfin, pour le dernier, alors qu'il tremblait comme une petite fillette, tout en tenant son épée dans les mains, j'ai sauté sur lui, comme j'aurai pu le faire avec une proie. Et je lui ai planté mes pouces dans ses yeux, et pendant qu'il me suppliait de l'épargner, je lui offris le coup de grâce, en lui tordant violemment la nuque. » Visualisant parfaitement la scène que lui peignait merveilleusement bien Wilhem, la respiration de Lyra devint saccadée, ses yeux ne lâchant pas ceux du loup. Ce dernier s’était doucement, mais sûrement rapproché d’elle durant son récit et elle ne l’arrêta pas. Leurs visages si proches que leurs souffle se mélangeaient désormais, les lèvres de Lyra s’entrouvrirent, un sourire les étirant légèrement quand les détails les plus sordides furent mentionnés. Lorsque son doigt vint effleurer sa paume, les iris animales toujours fixées aux siennes, elle devina clairement ses intentions. Le loup avait la présomption de vouloir jouer avec la maîtresse. Chez d’autres ça aurait puni. Toutefois Lyra avait tout fait pour entretenir le désir chez Wilhem, le réveiller d’abord quand elle-même découvrait son corps, avant de jouer furieusement avec en se rendant compte de son effet sur l’hybride mi-homme mi-loup. Elle aurait du s’offusquer de l’intérêt inapproprié de la bête, au lieu de quoi elle s’en délectait.

Furieuse comme elle l’était elle aurait du l’envoyer paître, se refuser à lui pour ajouter à sa punition. Seulement sa peau électrifiée demandait les caresses du loup, le désir chez elle éveillé par son récit sanglant. Le savoir si dangereux, si létal avait rapidement su réveiller des sensations trop familières dans le creux de son ventre. Et aussi fou que cela puisse sembler elle ne rêvait que de ces mêmes mains qui avaient ôtés des vies. Son envie était même accentuée par sa colère, comme c’était souvent le cas. Peut-être qu’il le savait, peut-être qu’il le faisait exprès dans l’espoir fou que cela lui fasse oublier que ses actions méritaient châtiment. Mais si elle ne lui offrait que frustration elle se punirait elle aussi par la même occasion ce qui était impensable. Elle fit jouer deux de ses doigts sur le dos de la main de Wilhem, remontant doucement le long de son avant bras. « T'as aimé ça ? » murmura-t-elle, leurs lèvres se touchant presque. Elle espérait une réponse positive bien sûr, elle voulait entendre qu’il avait appris à aimer tuer, aimer semer le chaos pour elle. Elle voulait qu’il lui dise qu’il l’avait fait en pensant à elle. Doucement les lippes carmins de Lyra virent déposer l’ombre d’un baiser sur celles de la bête. L’humaine préféra en effet tirailler la lèvre inférieure de Wilhem de ses petites canines.  « Et toi es-tu blessé ? » susurra-t-elle libérant la chaire aux prises de ses dents. Un éclat sadique vint de nouveau éclairer son regard. Il était évident qu’elle ne souhaitait à son loup favori que des victoires, néanmoins, et bien qu’elle préférait elle-même s’occuper de décorer son corps de cicatrices, elle n’avait rien contre quelques trophées de guerre. Elle ne voyait pas d’inconvénient à ce qu’il soit blessé pour elle, tant que ça ne l’invalidait pas complètement. Et surtout, si à ce moment-là elle aurait aimé qu’il lui réponde par l’affirmative, c’était qu’une blessure lui aurait permis d’observer du sang frais sur la peau de Wilhem: un aphrodisiaque encore plus efficace que son récit et les tâches de sang qui ornaient sa tenue et qui pourtant la mettaient déjà bien à mal.



Revenir en haut Aller en bas

avatar


my own savior
Premier Voyage : 02/05/2015
Missives : 305
Pseudo : ☾ windsouth. (alizée)
Occupation : ☾être le chien-chien à une demoiselle qui porte souvent un chaperon rouge, wouf.
Localisation : ☾silverdims à mistyland, là où les loups dominent, wouf.

MessageSujet: Re: hardest of hearts ⊰ (lyra)   Lun 31 Aoû - 17:40



☾Tenderest touch leaves the darkest of marks.


hardest of hearts ⊰ florence and the machine



hardest of hearts ⊰ florence and the machine

Mon coeur battait à tout rompre, comme celui d'une petite créature affolée. En entendant ces battements assourdissants, je me trouvais absolument misérable. Je n'étais pas une frêle petite créature, j'étais un loup. J'étais supposé être un être féroce, dangereux, redouté, et craint par tous. Ou presque... Pourtant, je remerciais de tout mon cœur la déesse Helaliel de ne pas avoir offert le même don pour l’ouïe aux hommes que celui offert aux loups. Car, si Lyra pouvait entendre cette symphonie qui était en train de se dérouler en ce moment-même, mon stratagème serait immédiatement tombé à l'eau. Et alors tout espoir était perdu. La bête féroce que j'étais supposé être irait droit vers la mort. Rien n'était encore fait, mais j'avais encore de l'espoir. J'étais aux aguets, prêt à déceler n'importe quelle expression ou mouvement qui pourrait me mettre sur la voix de ce que Lyra était en train de penser en ce moment même. Croyait-elle à mon histoire ? Ne serait-ce qu'un peu ? Je l'ignorais encore, mais je sentais que ma réponse n'allait pas tarder à arriver.

Elle  hocha la tête pour témoigner de son approbation au comportement que j'avais adopté dans mon histoire. C'était un excellent signe, mais il manquait encore les mots pour confirmer que j'étais éventuellement tiré d'affaire. Ne jamais crier victoire trop tôt, une devise essentielle dans ce monde de manipulation, mensonge, de quête de pouvoir et de richesse.  « Penses-tu qu’il a vu ton visage ? » demanda-t-elle inquiète. Je devais toujours rester impassible, pourtant si j'avais pu, je pense que j'aurai crié de joie. Elle croyait à mon histoire. Enfin, non ce n'était pas tout à fait exact. Disons qu'elle n'omettait pas la possibilité de croire à mon histoire. Je n'étais pas tiré d'affaire, mais je ne pouvais m'empêcher d'être ravi de cette éventualité. L'idée de lui mentir ne m'était jamais venu à l'esprit jusqu'à ce jour, jusqu'à mes retrouvailles avec Iodunn. Et je doutais fort de pouvoir réussir cette épreuve. Pourtant, contre toute attente, j'avais sûrement échappé au pire. Cette "réussite" ne me revenait pas entièrement toutefois. En effet, vivre depuis toujours auprès d'une jeune femme qui a appris à mentir depuis pratiquement sa naissance, offrait certains avantages. J'avais appris à user du mensonge auprès des plus grands maîtres de cet art insoupçonné. Lyra et Mère-Grand étaient ces maîtres. Maintenant, il fallait faire perdurer la véracité de cette histoire. Je n'avais pas le droit à l'erreur. « En toute honnêteté madame, j'en doute fort. » affirmais-je avec un ton ferme, toujours en la regardant droit dans les yeux. En effet, dans mon histoire, le garde ne devait pas m'avoir vu. Car, si j'avais dit le contraire, Lyra aurait remué ciel et terre pour mettre fin aux jours de cette menace possible. Non, elle ne devait pas être inquiète. « La forêt, qui plus est à l'heure où je m'y trouvais, n'offrait aucune visibilité. J'ai réussi à le voir grâce à ma vision de loup, aucun humain ne pouvait me percevoir correctement à la distance où il se trouvait. » ajoutais-je pour donner davantage de poids à ma fable. Néanmoins, je ne devais pas me voiler la face non plus. D'une manière ou d'une autre, j'obtiendrai une punition dont seule Lyra avait le secret. Une punition qui laisserait des traces, et qui se ferait dans la souffrance, aucun doute là-dessus. Mais au moins, Iodunn était hors de danger. Pour le moment, du moins.

Je levais les yeux, toujours un peu la tête baissée en guise de soumission, afin de voir une quelconque expression passer sur son visage. Mais, rien, pas même un léger fourmillement. « Je l’espère bien. » ajouta-t-elle simplement. Je n'avais aucun moyen de savoir si elle me croyait ou non. J'étais comme dans un brouillard. Et pour le moment c'était tout ce que j'aurai le droit d'avoir: Le doute. « Je vous le jure. » disais-je avec assurance. Je scellais définitivement mon destin. Mon mensonge était à présent marqué au fer rouge, et je n'avais plus aucun moyen de retourner en arrière, de lui dire la vérité. A présent, je devais apprendre à vivre avec ce mensonge et le faire perdurer.

Comme je l'avais pensé, la partie de mon mensonge sur comment j'avais tué mes assaillants, était la partie qui enchantait le plus à ma maîtresse. J'entendais sa respiration qui devenait de plus en plus haletante, son cœur dansait sur un rythme différent, et elle ne s'était pas offusquée par mon égard de conduite quand j'avais osé lui toucher la main. La violence charmait Lyra, c'était un fait.

La seule chose que j'arrivais à sentir maintenant était ce parfum de rose qui m'avait toujours ensorcelé. Ce parfum unique, qui n'appartenait qu'à Lyra. Puis je sentis ses doigts se poser sur ma main, pour venir danser sur mon avant-bras. « T'as aimé ça ? » me demanda-t-elle avec une sensualité indéniable. Nos lèvres étaient sur le point de se toucher, et par ce frôlement, quelque chose se mit en éveil au creux de mes reins. Je n'avais jamais connu d'autres relations intimes, hormis celles partagées avec Lyra. En réalité, la possibilité de partager cela avec une autre femme ou créature ne m'était jamais venue à l'esprit. Pour la simple et bonne raison, que cette éventualité était impossible à concevoir. Puis Lyra passa à l'attaque en me mordillant légèrement la lèvre inférieure. Cette offensive eut pour résultat de tendre tous les membres de mon corps. Ma respiration devint à mon tour plus saccadée. Je me trouvais ébranlé par les contacts avec le corps de Lyra. « Oui j'ai aimé ça... » murmurais-je dans un souffle, tout en posant ma main sur sa cuisse pour relever sa robe du bout des doigts, afin de pouvoir toucher sa chair nue. Elle aurait pu me demander n'importe quoi dans un tel moment, j'aurai toujours répondu ce qu'elle voulait entendre. Je n'avais aucun moyen de réfléchir rationnellement face à cette femme. Je le savais, et elle le savait. « Et toi es-tu blessé ? » demanda-t-elle en relâchant son emprise sur mes lèvres. Je la regardais s'éloigner légèrement de moi, avec un regard animal, sauvage.  « Non, je ne suis pas blessé... » disais-je en me léchant légèrement la lèvre inférieure, là où les lèvres de Lyra s'étaient posées. Puis, je sautai légèrement sur elle, comme le ferait une bête affamée sur une proie, me plaçant au dessus d'elle, et en lui tenant doucement les poignées. Les seuls moments où je pouvais me permettre en quelque sorte de dominer Lyra, tout en restant dans la limite du raisonnable, étaient dans ces échanges privilégiés. Aucun autre loup appartenant à Lyra avait ce droit. J'étais le seul.  « Voulez-vous remédier à cela ? » demandais-je avec un léger sourire amusé. Je venais de lui offrir une chose qu'elle aimait beaucoup: Celui de me blesser. Je savais que rien de tout cela n'était bon. Je savais que tout ça était malsain. Mais ma vie s'est toujours résumée à ce genre de choses. Alors à quoi bon résister ? A quoi bon vouloir se sortir de ce chemin sans issue ? Non je préférai céder à la tentation, et y sombrer lentement. Il n'y avait plus aucun espoir pour moi de toute façon...



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Invité

Invité

MessageSujet: Re: hardest of hearts ⊰ (lyra)   Dim 11 Oct - 23:27



☾Tenderest touch leaves the darkest of marks.


hardest of hearts ⊰ florence and the machine



hardest of hearts ⊰ florence and the machine

Wilhem su nier de façon convaincante que l’humain, homme du roi ait pu apercevoir ses traits. Elle se détendit donc, c’était un souci en moins. Elle se garda pourtant bien de réagir trop vivement de peur que son loup ne croit la partie gagnée. Elle n’avait nullement décidé de le croire ou non, ou à vrai dire elle avait peut-être immédiatement décidé en le voyant rentré qu’elle n’accepterait aucune excuse aussi plausible fût elle. Mais il s’attaqua ensuite au récit de ses meurtres et l’attention de la jeune femme fut accaparé par le flot de sang qu’elle pouvait imaginer sans le moindre trouble. Elle avait vu du sang couler dans sa courte vie, elle en avait aussi fait couler beaucoup, sur le pelage de bête et sur la peau humaine de ces dernières également. C’était presque pour le sang qu’elle avait fait du rouge sa couleur de prédilection. Ainsi les taches laissées par les punitions qu’elles offraient à ses loups ne se voyaient pas trop sur ses belles robes. Alors forcément les récits de chasses les plus sanglants étaient pour lui plaire et d’autant plus lorsque c’était Wilhem qui les lui racontait. Elle s’imaginait à sa place, tout ce qu’il savait fait c’était grâce à elle après tout. Et puis elle le voyait les mains, pleines de sang et se cœur ratait un battement. Sa respiration se faisait haletante, elle doutait pas que lui de toutes les personnes puisse s’en rendre compte. Elle capta ses lèvres de façon si rapide, qu’elle eut à peine le temps de le goûter, plantant plutôt ses pauvres canines d’humaine dans les lippes rosée de Wilhem. Elle le possédait, de toute les façons possibles, il était à elle, pour toujours. Elle ne lui avait laissé aucune forme d’intégrité ni de dignité en l’accueillant dans son lit la première fois. C’était une façon pour elle d’assouvir les plaisirs qu'elle s'était découvert quelques années plus tôt, aussi bien que de raffermir son emprise sur lui. La bête la plus féroce était à ses pieds, c’était jouissif. « Oui j'ai aimé ça... » murmura-t-il, son souffle balayant le visage de Lyra. C’était la bonne réponse évidemment, celle qui lui valu un sourire de sa maîtresse tandis que son propre souffle se faisait tremblant. Fort de sa victoire sûrement, il laissa l’une de ses mains assassines s’aventurer vers la cuisse de la jeune noble. Mère-Grand n’aurait jamais accepté qu’elle le laisse prendre de telles initiatives, mais Mère-Grand n’était pas là et c’était précisément le genre d’initiative qu’elle l’autorisait à prendre. C’était la bête qu’elle recherchait dans ces moments-là, peu important son apparence d’humain. Et parce que c’était justement la sauvagerie qui l’attirait, elle ne pu s’empêcher de lui demander s’il était blessé, s’il avait une cicatrice nouvelle qu’elle pourrait chercher sur son corps déjà bien souvent meurtri par elle et son fouet. Elle s’éloigna un peu et elle vit son regard aussi emprunt d’envie que le sien. 

« Non, je ne suis pas blessé... » fit-il léchant ses babines comme l’animal qu’il était, effaçant les traces de sa maîtresse sur ses lèvres, savourant le goût qu’elle y avait laissé. Si Lyra fut déçue par sa réponse, il ne lui laissa pas le temps de le faire savoir car déjà il se jetait sur elle, la plaquant sur le dos, ses mains si puissantes lui enserrant les poignets. Ni trop peu, ni trop, il savait connaissait ses limites pour les avoir déjà testée. Lyra ne laissait jamais qu’une chance à son entourage. Les erreurs se payaient chères et il le savait. Elle avait beau lui laisser plus de liberté d'actions avec elle, il n'en restait pas moins son esclave. Elle plongea ses yeux céruléens dans les prunelles animales de Wilhem, la poitrine tremblotante, un fourmillement connu et presque douloureux se répandant de son bas ventre vers le reste de son corps. Elle se débattit un peu, cherchant surtout à rapprocher leurs deux corps. « Voulez-vous remédier à cela ? » osa-t-il proposer avec un sourire amusé. Il n’y avait pas à dire elle l’avait parfaitement éduqué. Un sourire en coin vint étirer ses lèvres menues et elle hocha lentement la tête. Ses doigts aux ongles longs et coupants s’enfoncèrent dans les mains de Wilhem pour l’inciter à la lâcher. Elle se redressa un peu sur ses coudes. « Donne-moi le couteau qui est sur la table. » Des outils de torture elle en avait toute une panoplie, la plupart étant cachés dans les donjons de Redkeep, d’autres rangés ici et là dans ses appartements, on ne savait jamais quand on aurait besoin de châtier un loup désobéissant. Mais malgré les innovations et les inventions plus fantastiques les unes que les autres, Lyra restait attachée aux classiques. Elle aimait le fouet et elle aimait les dagues. Faire chercher l’arme à celle qui allait gouter à son effet était une humiliation et une torture peu nécessaire quand on savait ce qu’elle réservait à son protégé. Leur simplicité n’avait d’égal que leur efficacité et elle était redoutable avec l’un comme l’autre. Elle attrapa le couteau par le manche et le fit tourner entre ses doigts avant de faire signe à Wilhem de s’approcher à nouveau. « Enlève ta cape. »  ordonna-t-elle sèchement. Elle lui arracha elle-même sa tunique et s’humecta les lèvres traçant des lignes sur son torse de ses doigts fins. Elle n'était pas crédule au point de croire qu'il lui avait proposé de le blesser parce qu'il en avait envie. Elle savait qu'il ne l'avait fait que pour entrer dans ses bonnes grâces pour lui offrir un plaisir qu'elle n'avait jamais jusque-là refusé. Ayant finalement choisit l'endroit idéal, elle laissa cette fois la lame jouer sur sa peau nue, sans toutefois l'enfoncer. « Tu as été un mauvais loup Wilhem. » assura-t-elle en battant des cils. Sans prévenir elle enfonça sa dague dans la côte droite de la bête. Et le sang de couler, et Lyra de jubiler. Elle laissa un doigt recueillir une goutte du liquide convoité et l'essuya sur la bouche de son compagnon. Plongeant un regard sombre dans le sien elle s'approcha et déposa ses lippes sur les siennes, goûtant aussi bien au sang qu'à ses lèvres.  Un très mauvais loup. » marmonna-t-elle, laissant ses mains se balader sur son torse ensanglanté. Ca n'était pas sa punition évidemment. Elle lui réservait un sort bien moins enviable, mais elle avait ses propres plaisirs, plus humains, à satisfaire d'abord.



Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: hardest of hearts ⊰ (lyra)   

Revenir en haut Aller en bas
 

hardest of hearts ⊰ (lyra)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [Æon-MEP] Our Hearts
» Kimi Ga Nozomu Eien
» Distributeur de kits et de vava's
» A L W I N ※ I think that a “heart that rescues hearts” could be called “courage”
» Ajout de Kingdom Hearts II Final Mix

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
AERLINN IN TUR ::  :: Archives AIT-